Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

Le risque de diabète dépend de notre groupe sanguin ?

Le groupe sanguin pourrait expliquer pourquoi certaines populations sont plus touchées par le diabète que d’autres ©Phovoir

Existe-t-il une relation entre le groupe sanguin et le risque de diabète de type 2 ? A en croire les résultats d’une étude française, les individus des groupes A, B et AB seraient en effet davantage concernés. Néanmoins cette observation devra être confirmée par d’autres études.

Les facteurs de risque du diabète de type 2 sont aujourd’hui bien connus : obésité, sédentarité, tabagisme, hypertension artérielle, excès de cholestérol. La communauté scientifique estime pourtant nécessaire d’identifier de nouveaux facteurs qui permettraient de mieux comprendre cette maladie.

L’équipe de Guy Fagherazzi, de l’Unité INSERM 1018 à Gustave Roussy (Villejuif) a travaillé à partir des données de l’étude E3N. Laquelle suit 82 104 femmes françaises depuis 1990. « Nous montrons pour la première fois que les femmes ayant le groupe sanguin O (environ 43% des Français sont dans ce groupe aujourd’hui) ont un risque moindre de développer un diabète », explique l’auteur.

Des explications encore floues

Les femmes avec un autre groupe sanguin présentaient un risque accru de souffrir de la maladie, allant de 10% pour le groupe A, 17% pour le groupe AB et 21% pour le B. Aujourd’hui peu de mécanismes permettent de relier le groupe sanguin et le risque de diabète de type 2. Mais certaines hypothèses déjà identifiées permettraient d’expliquer cette association. Il semblerait que certains marqueurs d’inflammation soient présents en plus grande quantité chez les personnes qui ne sont pas du groupe O. Or ces derniers sont connus pour favoriser le diabète.

« Malgré la robustesse de nos données, il est nécessaire de répliquer cette étude dans d’autres grandes populations, en particulier avec d’autres patrimoines génétiques ou chez les hommes, même si les mécanismes proposés ne sont pas dépendants du sexe », souligne Guy Fagherazzi.

Commenter cet article