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Publié par Scientifique

L'ivresse du sommeil, un trouble méconnu qui toucherait une personne sur sept

Une nouvelle étude franco-américaine met en lumière l'ivresse du sommeil, un trouble peu connu, qui toucherait en moyenne une personne sur sept.

L'ivresse du sommeil est un trouble qui toucherait un septième de la population, principalement les personnes dormant moins de 6h ou plus de 9h par nuit, selon une nouvelle recherche publiée le 26 août dernier dans la revue Neurology.

Être « ivre de sommeil » se traduit par une confusion ou un comportement inapproprié au réveil, comme répondre au téléphone au lieu d'étendre son réveil. Il est important de noter que la personne ne se rappelle généralement pas de ces évènements une fois réveillée.

« Ces épisodes de réveils confus sont moins connus que le somnambulisme, même si les conséquences peuvent être aussi sévères », explique Maurice M. Ohayon, auteur principal de l'étude.

Pour en savoir plus sur ce trouble, les chercheurs ont fait appel à 19 136 personnes de 18 ans et plus représentant un échantillon de la population américaine, pour les interroger sur leurs habitudes de sommeil.

Les scientifiques ont également demandé aux participants de leur faire part de leurs troubles mentaux s'ils en avaient, et des médicaments qu'ils prenaient.

L'étude a alors montré que 15% des participants avaient connu un épisode d'ivresse du sommeil dans l'année passée (soit 1 personne sur 7), avec plus de la moitié faisant part de plus d'un épisode par nuit.

Dans la plupart des cas (84%), les personnes souffrant d'ivresse du sommeil présentaient un autre trouble du sommeil, un trouble mental (bipolarité, dépression, schizophrénie...) ou prenaient un traitement aux psychotropes (antidépresseurs...).

Au final, seulement 1% des personnes atteintes d'ivresse du sommeil ne présentaient aucune explication connue à ce trouble.

Petits et gros dormeurs plus touchés

L'étude souligne également que le risque de connaître un épisode d'ivresse de sommeil pourrait dépendre du nombre d'heures dormies.

Parmi les personnes atteintes du trouble, 20% d'entre elles ont dit dormir moins de 6 heures par nuit, et 15% plus de 9 heures. Les personnes souffrant d'apnée du sommeil auraient elles-aussi plus de risques de souffrir épisodiquement d'ivresse du sommeil.

« Ces épisodes d'ivresse du sommeil n'ont pas beaucoup attiré l'attention, mais étant donné qu'ils touchent une part non-négligeable de la population, d'avantage de recherches devraient être menées sur le sujet, pour déterminer à quel moment surviennent ces épisodes et s'ils peuvent être traités », déclare le Professeur Ohayon. « Les personnes souffrant déjà de troubles du sommeil doivent aussi être informées de leur plus grand risque de connaître ce genre d'épisode. »

Source:

Are confusional arousals pathological?, Neurology, The official Journal of the American Academy of Neurology, publié le 26 août 2014.

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