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Publié par Scientifique

Comment protéger les enfants de la méningites

Depuis le 1er septembre, la Grande-Bretagne a lancé son programme de vaccination contre la méningite B. Tous les nourrissons de plus de deux mois sont concernés ! C’est ainsi le premier pays à mettre en place une telle politique vaccinale. A l’inverse de la France, toujours en attente de recommandations plus larges que celles préconisées jusqu’alors contre cette maladie infectieuse. Le point à l’occasion de la Journée nationale contre la méningite, le 3 octobre.

Chaque année, en France, environ 500 cas d’infection invasive à méningocoque sont enregistrés. En 2014, les autorités sanitaires ont recensé 54 décès, parmi lesquels une majorité de nourrissons et de jeunes enfants ! Dans 56% des cas, la méningite B est en cause, la C dans 30% des cas, la W et la Y dans moins de 10%.

Au-delà des décès, les méningites à méningocoques exposent les victimes à des séquelles extrêmement handicapantes : surdité, cécité, paralysie, troubles neurologiques mais aussi amputations. Les conséquences peuvent être très lourdes pour les patients et leurs proches. Au total un survivant sur 5 souffre toute sa vie de ces séquelles.

Pourtant, la communauté médicale dispose de tous les outils, en termes de prévention. Depuis 2009, la vaccination systématique avec une seule dose de vaccin méningococcique C conjugué est recommandée chez tous les nourrissons âgés de 12 à 24 mois.

Les résultats en termes de couverture vaccinale sont extrêmement décevants, même s’ils sont en progression. En 2014, selon l’Institut de veille sanitaire, 64% des nourrissons de 24 mois étaient ainsi immunisés, contre seulement 48% en 2011. Mais ce résultat reste insuffisant. Il aura surtout fallu à la France près de dix ans de réflexion avant de mettre en place cette stratégie vaccinale. Laquelle avait été initié par les Britanniques en 2000.

Des recommandations attentistes ?

Concernant le vaccin contre la méningite à méningocoque de type B, il semble que la France suive le même chemin. Attendre encore une fois les résultats obtenus de l’autre côté de La Manche pour décider. Aujourd’hui les recommandations des autorités sanitaires paraissent bien frileuses. En France, la vaccination contre la méningite B est recommandée et remboursée chez les patients splénectomisés ou souffrant d’un dysfonctionnement de la rate, ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques ou atteints de déficits immunitaires innés ou acquis. Ces patients sont en effet éligibles à une prise en charge du vaccin à hauteur de 65%. Il en est de même depuis ce mois-ci, et c’est une bonne nouvelle, pour la vaccination contre les méningites A, C, W et Y pour les mêmes patients « à risque ».

Mais pour tous les autres, il faut s’en remettre à son porte-monnaie ! Pour davantage d’informations, vous pouvez consulter le site internet d’Ensemble contre la méningite : http://ensemblecontrelameningite.org.

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