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Publié par Scientifique

Tout savoir sur les soins solaires !

Le SPF, c'est quoi ? Et le wet skin ? Toutes les textures de protection solaires se valent-elles ? Pour tout savoir sur les protections solaires et donc choisir son produit solaire en toute connaissance de cause, suivez le guide !

Le SPF, c'est quoi ?

C'est le « sun protection factor », appelé en français FPS (facteur de protection solaire). Il s'agit du niveau de protection contre les UV érythématogènes, ceux qui donnent des coups de soleil. Ce sont en gros les UVB, mais pas que, car les UVA en sont aussi responsables à 15 %. Mais attention, à lui seul, un produit solaire ne peut arrêter 100 % des rayons UV. C'est pourquoi il est recommandé de se mettre à l'ombre aux heures les plus chaudes et de porter chapeau, T-shirt et lunettes.

Et le SPF 50+ ?

Il s'agit d'un produit dont le SPF moyen est supérieur à 60. Au-delà de cette valeur, tous les solaires , sont donc étiquetés 50+.

« C'est une volonté de la Communauté européenne, qui souhaite éviter une "course aux indices" », précise Emmanuel Questel, expert en photobiologie. Le consommateur a tendance à penser, à tort, que « plus l'indice est élevé, mieux c'est ». Or, il faut le rappeler, la crème solaire n'est pas la seule façon de se protéger ! De plus, un indice de 50 protège de 98 % des rayons UV (à condition d'appliquer la dose recommandée). « Limiter l'indice à 50+ permet aussi aux fabricants de se concentrer sur les qualités cosmétiques des produits et aux consommateurs d'utiliser des soins solaires qui ne sont pas surchargés en filtres chimiques », pointe Emmanuel Questel.

On parle aussi de "wet skin" ?

Cela veut dire que le produit peut s'appliquer sur peau humide. Ce type de formule contient en effet des ingrédients qui chassent l'eau et prennent sa place sur l'épiderme. Ce qui l'empêche de se diluer en cas d'application sur peau mouillée. Cette galénique a aussi l'avantage de conserver un film protecteur homogène et de maintenir ainsi le niveau de protection.

Les différentes textures protègent-elles de la même façon ?

À quantité égale, oui ! Encore faut-il en mettre assez ! 2 mg par centimètre carré de peau... « Aujourd'hui, on fabrique des produits ayant des textures différentes avec des indices différents, explique Emmanuel Questel. On a par exemple des huiles sèches avec un indice 50 +, ce qui n'existait pas jusqu'à une date récente. » Ces textures permettent de se protéger dans toutes les situations. Le spray est pratique si la pilosité est importante, donc chez les hommes, puisqu'il n'a pas besoin d'être étalé. Le lait, fluide, est plus adapté aux zones étendues (dos, jambes), tandis que la crème est idéale sur le visage ou les zones plus sèches.

Quelle dose de protection solaire appliquer ?

2 mg de produit par centimètre carré de peau ! Ce qui est rarement le cas : d'après les études, nous en appliquons au mieux le quart ! Pour être mieux protégée, on prélève l'équivalent de 6 cuillerées à café de crème solaire (soit 36 g pour un adulte). À renouveler toutes les 2 heures et après chaque baignade.

Que signifie "photostable" ?

Que le produit ne se dégrade pas lors de l' exposition solaire . La fonction du filtre chimique, c'est d'absorber les UV, pour qu'ils ne pénètrent pas dans la peau. En les absorbant, il change d'état et devient instable. S'il est de bonne qualité, il va revenir à son état originel et continuer à protéger correctement la peau. En revanche, si le filtre est « photo-instable », il va se décomposer et cesser de jouer son rôle protecteur.

Quels sont les différents filtres ?

26 filtres sont autorisés en Europe. Certains fabricants privilégient leurs propres filtres, d'autres utilisent ceux qui sont sur le marché. Chez L'Oréal, c'est le Mexoryl, un filtre maison, qui est utilisé en association avec d'autres pour couvrir les UVB et les UVA (longs et courts). Chez Pierre Fabre, c'est le Tinosorb qui, associé à d'autres filtres agissant en synergie, assure une protection efficace et une bonne tolérance. « Quels que soient les filtres utilisés, il faut toujours en associer plusieurs pour couvrir les UVB et les UVA », poursuit Emmanuel Questel.

Les écrans minéraux, c'est pour qui ?

Le dioxyde de titane et, dans une moindre mesure, l'oxyde de zinc sont des minéraux que l'on retrouve dans certains écrans solaires. Ils sont le plus souvent destinés aux peaux intolérantes et aux enfants (pour les produits vendus en pharmacie). « J'en prescris très régulièrement, car ces écrans sont moins irritants sur les peaux sensibles, explique le Dr Roos. De plus, ils protègent de l'ensemble du rayonnement solaire, y compris les infrarouges et la lumière visible. Ils offrent donc une meilleure protection contre les taches brunes et le photovieillissement. Enfin, ils sont exempts de produits chimiques et conviennent donc aux personnes préoccupées par la composition de leurs cosmétiques. »

La brume anti-sable, ça marche vraiment ?

Utile chez les enfants qui jouent sur la plage, cette action anti-sable est due à une formule plus légère que celle des brumes classiques. Non collante, elle contient aussi des agents absorbants qui empêchent le sable d'adhérer à la peau. Lorsqu'on la vaporise sur le corps, les gouttelettes du produit disparaissent instantanément et laissent un fini sec. D'où une peau moins collante, sur laquelle les grains de sable adhérent moins (à découvrir chez Garnier Ambre Solaire).

C'est quoi le capital soleil ?

« C'est la capacité de la peau à "encaisser" les agressions causées par les UV . Ce capital défensif est variable selon la couleur de l'épiderme. Si celui-ci est clair, ce capital diminue au fur et à mesure des expositions, surtout si on s'est exposé jeune et de manière intense », précise le Dr Roos. C'est une propriété qui ne se mesure pas précisément. Elle est employée pour faire comprendre que nous ne sommes pas tous égaux face au soleil.

Quelle différence entre les UVA et les UVB ?

Les UVB agissent surtout sur la couche superficielle de la peau, l'épiderme. Ce sont donc les premiers responsables des coups de soleil (retenir B comme brûlures). Les UVA, quant à eux, pénètrent plus profondément, jusque dans le derme. Ils vont accélérer le vieillissement cutané et l'apparition des rides et de ridules (retenir A comme âge).

Faut-il se méfier aussi des infrarouges ?

On parle de plus en plus de ces rayons, à l'origine des coups de chaleur après une exposition prolongée. Invisibles, ils représentent plus d'un tiers du rayonnement solaire. Ils pénètrent dans l'hypoderme (couche profonde de la peau), où ils provoquent une vasodilatation déclenchant le processus de régulation thermique, la transpiration. Entraînant la production de radicaux libres, ils peuvent aussi endommager les cellules. Enfin, ces rayons contribuent à la perte de fermeté cutanée et à la formation de rides.

Que regarder sur le packaging des protections solaires ?

1. Des conseils pour un bon comportement

Comme « Ne pas s'exposer aux heures les plus chaudes, soit de 12 à 16 heures » ou encore « Utiliser une protection vestimentaire (chapeau, T-shirt, lunettes...) ».

Il peut aussi s'agir de petits logos délivrant de manière immédiatement compréhensible ces messages de prévention.

2. La protection contre les UVA

Elle est mentionnée dans un rond clair. La marque ne peut apposer ce logo que si le ratio de la protection en UVA est égal à un tiers de la protection indiquée par le SPF. S'il est de 20, le produit protège contre les UVA à hauteur de 7 environ. Cela doit être prouvé par des tests.

3. L'indice de protection

Le SPF (ou IP) doit être au moins égal à 6, sinon ce n'est pas un produit solaire. Les indices sont : 6, 10, 15, 20, 25, 30, 40, 50 et 50+.

Associés à une catégorie : faible, moyenne, haute et très haute protection.

4. La résistance à l'eau

Cela signifie que le SPF du produit se maintient après une baignade. Cette qualité est définie par une norme européenne : après deux bains de 20 minutes, la protection doit être au moins égale à 50 % de ce qu'elle était avant le bain.

La mention « très résistant » veut dire que le solaire tient le coup après quatre bains de 20 minutes. Pour respecter cette allégation, les labos doivent donc créer une formule avec des principes actifs résistants à l'eau.

Dr Nina Roos, dermatologue

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