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Publié par Scientifique

Ejaculation : comprendre la mécanique masculine

Aboutissement d’un intense plaisir sexuel, l’éjaculation masculine se résume souvent à l’émission de sperme. Mais tout comme l’éjaculation féminine recèle quelques mystères, la mécanique de l’homme cache aussi son lot de complexité.

L’éjaculation survient après plusieurs phases de stimulation tactiles et sensations prenantes. La durée de l’acte – solitaire ou à deux – varie selon les moments. Mais le processus de l’éjaculation de l’homme lui ne varie pas en fonction des rapports, des personnes ni même des envies.

L’enchainement physiologique est bien précis. Produit par les glandes de Cowper, le liquide pré-éjaculatoire traduit le signe d’un haut niveau d’excitation. Emis en petite quantité, il permet de lubrifier l’urètre et favorise une bonne émission du sperme. Sauf rapport rapproché avec éjaculation, le liquide pré-éjaculatoire ne peut contenir de spermatozoïdes. Ensuite et sans exception, ce lâcher-prise associé à l’excitation du moment se déroule en 3 phases :

  • L’émission : les canaux éjaculatoires situés dans la prostate sécrètent des liquides accumulés temporairement dans l’urètre supérieur ;
  • L’expulsion : en se contractant par saccades, les muscles du périnée, de l’urètre et de l’appareil génital interne expulsent le sperme. La quantité de sperme émise dépend de la fréquence des rapports sexuels et de la masturbation. Plus les éjaculations sont espacées, plus les quantités de sperme sont importantes. En moyenne, après 2 à 3 jours d’abstinence un éjaculat contient 1,5 ml à 4,5 ml de sperme ;
  • L’orgasme : au moment de l’éjaculation, un message sensoriel de plaisir intense et maximal est envoyé au cerveau. Hormone du plaisir, l’endorphine se propage dans tout l’organisme, source de frissons. S’en suit une augmentation de la fréquence cardiaque, de la tension artérielle, les pupilles se dilatent. Et selon les hommes des rougeurs peuvent apparaître, les muscles se contractent, des spasmes peuvent survenir et la sudation s’accélère.

Après l’amour, l’homme perd rapidement son tonus musculaire, physiquement éprouvé par l’effort. L’érection pénienne disparaît progressivement. A ce moment, les hormones du plaisir laissent place à celles de la sérénité et du sommeil. Alors que l’affection et la pleine satisfaction poussent de nombreuses femmes à attendre câlins et paroles après l’amour, l’homme a souvent tendance à rejoindre Morphée… plus vite que prévu. Et l’origine de cet endormissement n’est autre que… cérébral ! Dans les minutes suivant l’orgasme, le siège de la conscience (le cortex cérébral) se reconnecte. Le cortex singulaire et les amygdales quittent le monde orgasmique et l’homme est alors prêt pour entamer un cycle de sommeil.

  • Source : La sexualité décomplexée 50 idées reçues… revues et corrigées de Catherine Blanc aux Editions Flammarion

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