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Publié par Scientifique

Des chercheurs du CHU de Toulouse ont reconstitué un "micro-organe" de vessie à partir de cellules souches. Un modèle qui devrait permettre d'adapter les traitements aux patients atteints d'un cancer.

Des chercheurs toulousains revendiquent la reconstitution du premier "micro-organe" ou "organoïde" de vessie à partir de cellules souches, espérant pouvoir, à terme, adapter les traitements à chaque patient en particulier pour le cancer, a-t-on appris le 14 février 2017 auprès du CHU de Toulouse. Des "micro-organes" humains ou "organoïdes" de côlon, prostate, poumon, sein ou pancréas ont déjà été créés à travers le monde, indiquent les chercheurs dans un communiqué, mais cela n'avait jamais été fait pour la vessie.

La chimiothérapie n'est pas efficace sur tous les patients

Des scientifiques toulousains de l'hôpital Rangueil et de l'Inserm, associés à une société privée baptisée Urosphere, ont en effet réussi à recréer en laboratoire, à partir de cellules-souches prélevées sur des patients, les trois couches de cellules qui composent les tissus de la vessie (voir image ci-dessous). Cette reproduction permet de "mieux comprendre" comment les cellules interagissent entre elles, mais aussi de tester des médicaments, indique Xavier Gamé, membre du département d'urologie, d’andrologie et de transplantation rénale de l'hôpital Rangueil à Toulouse. "L'étape suivante, c'est de prendre des cellules de vessie malade, d'un patient donné, et de reconstituer le micro-organe, pour ensuite tester les médicaments sur ce micro-organe et savoir quel est le bon médicament pour le patient", précise-t-il.

En effet, jusqu'à présent, tous les patients atteints d’un cancer de la vessie reçoivent la même chimiothérapie, mais seuls certains d'entre eux observent une amélioration de leur état de santé, précise le communiqué. Cette étape scientifique avait fait l'objet d'une communication en novembre 2016 dans la revue "Progrès en urologie", et doit faire l'objet d'une publication scientifique dans les mois à venir, a indiqué Xavier Gamé.

© CHU Toulouse

LL avec AFP

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