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Publié par Scientifique

Les risques existent, mais il ne faut pas oublier les côtés positifs de ces réseaux.

Les réseaux sociaux font de plus en plus partie intégrante de la vie de tous les jours. Et si, étonnament, aux États-Unis, ceux qu'on a surnommé la «génération X» (les 35-49 ans) y consacrent plus de temps que les «Millenials», émerge toute une frange de la population qui a grandi sous leur influence. Jusqu'à l'addiction parfois. Bloomberg expliquait ainsi il y a peu que Snapchat était même conçu justement pour encourager son usage au quotidien.

Le Guardian écrit que de nombreux chercheurs tentent de mieux comprendre cette «dépendance». Ils souhaitent notamment mesurer si des sites et applications comme Facebook ou Instagram affectent la santé mentale. Et pour cause, d'après un sondage réalisé en 2014, 35% des adolescents âgés de 11 à 17 ans sont ou ont été victimes de cyberharcèlement. Lorsqu’on est victime de harcèlement dans «la vraie vie», on peut toujours se réfugier dans des «endroits sécurisés», tel que chez soi, explique au média britannique Jean-Baptiste Pingault, maître de conférence en psychopathologique du développement à l'université de Londres. Des endroits ou les agresseurs sont impuissants.

Mais si l’on subit du cyberharcèlement, il est pratiquement impossible d’y échapper. Et sur internet, on peut être facilement harcelé par des inconnus. Il n'est malheureusement pas rare que des adolescents harcelés en ligne se suicident face à la pression. Pour mieux comprendre ce phénomène, Pingault va mener une étude sur deux jumeaux, l’un harcelé sur internet et l’autre non. Le but étant de savoir le harcèlement peut influencer la santé mentale future de la victime. De manière générale, certaines études prouvent que la plupart des gens, en allant sur les réseaux sociaux, ont tendance à se comparer à d’autres, un facteur propice à la dépression.

Instagram peut aussi être (très) utile

Mais internet n’est pas seulement connu pour ses aspects négatifs. Comme l’explique le professeur John Powell au Guardian, les réseaux sociaux peuvent aussi aider les gens souffrant de maladies chroniques ou les gens isolés en leur permettant de rencontrer d’autres personnes qui traversent ou ont traversé les mêmes épreuves: les réseaux sociaux peuvent, selon lui, «aider les gens socialement isolés à se lier avec les autres, qu'ils souffrent d'une maladie rare ou non. Les réseaux sociaux sont inestimables pour les gens souffrant d'une maladie pour qu'il comprennent qu'ils ne sont pas seuls, qu'il y en a d'autres qui ont traversé la même situation et qui vont mieux».

Le Guardian cite alors l'exemple d'Ashleigh, ancienne anorexique qui a pu surmonter sa maladie notamment grâce à Instagram. «C'est un endroit où tu peux te connecter à d’autres personnes qui savent ce que tu traverses… cela peut être une très belle façon de raconter le chemin que tu as parcouru pour surmonter tes problèmes». Les réseaux sociaux peuvent régler vos problèmes, ou vous en créer, le tout étant de savoir bien les utiliser!

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