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Publié par Scientifique

Influence de la téléréalité, culte de l'apparence, volonté de rester jeune... La chirurgie esthétique connaît un boom inouï. 

Bien qu'elle se banalise, beaucoup d'interrogations et d'idées fausses subsistent et circulent sur la chirurgie esthétique.

 

Le devis est-il obligatoire ?

Comme pour tout médecin, dès lors que l'acte envisagé dépasse 69 €, un devis doit être remis au patient. En esthétique, cependant, aucune intervention chirurgicale ne pourra être faite avant un délai de quinze jours pour permettre une éventuelle rétractation et aucune avance ne pourra être demandée par le praticien pendant cette période.

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Est-ce remboursé ?

En principe, non. Ni par l'Assurance maladie, ni par la complémentaire. Ce qui lui vaut de subir une TVA de 20 %, quand le reste de la médecine n'est pas taxé. Cependant, dans quelques cas, l'Assurance maladie peut prendre en charge l'intervention. Par exemple, les réductions mammaires sont quasi automatiquement remboursées si au moins 300 g par sein sont retirés, ce qui concerne les femmes gênées par leur très forte poitrine. A l'inverse, les femmes dont la poitrine est inférieure à un bonnet A seront prises en charge pour une augmentation mammaire. L'intérêt associé, c'est qu'il n'y a plus de TVA, ce qui est intéressant pour la part qui restera à la charge de la patiente.

 

 

Y a-t-il un âge minimum ?

«A partir du moment où on opère, l'autorisation des parents est obligatoire pour un patient mineur, rappelle le Dr Benjamin Bajer, chirurgien esthétique installé à Paris. En général, pour cette raison, on refuse de recevoir les adolescentes. Mais il nous arrive d'opérer les mineurs, par exemple pour recoller les oreilles d'un enfant. Pour les adolescentes, je conseille d'attendre d'abord d'être définitivement formée, et même d'attendre encore deux à trois ans pour voir comment elles vont accepter ou pas leur nouveau corps.»

 

VIDEO. Top 5 des interventions de chirurgie esthétique les plus pratiquées en France

 

 

Est-ce dangereux ?

Normalement, non. Les injections, par exemple, parce que le produit utilisé disparaît au bout de quatre à six mois, sont en principe sans danger pour la santé. Par ailleurs, en France, «on a pour éthique de ne pas intervenir s'il y a un risque supérieur à 5 % que ça ne se passe pas bien, poursuit Benjamin Bajer. Par exemple — ça commence à changer —, on considère que la technique pour relever les fesses n'est pas totalement au point. Il y a un risque, faible, que la prothèse finisse par ressortir par la cicatrice, car on est assis dessus, la pression est forte». De son côté, le Dr Ascher souligne : «La french touch, la chirurgie esthétique à la française, parce qu'elle est plus douce et procède par petites touches, en s'évertuant à préserver le naturel, est bien moins traumatisante que d'autres pratiques.»

 

Quels conseils avant une première visite ?

«D'abord ne pas se précipiter, insiste le Dr Bajer. Mais aussi ne pas hésiter à consulter, si par exemple on a un complexe, ne serait-ce que pour bien formuler la demande et connaître les solutions et les éventuels inconvénients. Parfois, en une intervention, on gagne cinq ans de psychanalyse... Ensuite, se renseigner sur le professionnel choisi en allant sur le site Ameli.fr ou sur celui de l'ordre des médecins pour vérifier qu'il est bien inscrit en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. Enfin, s'assurer que le praticien a bien détaillé les résultats attendus de son intervention, pour éviter déceptions ou contestations.»

  Le Parisien

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