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Publié par Scientifique

GRIPPE - Depuis vendredi, les pharmaciens de la région sont autorisés à vacciner contre la grippe sous certaines conditions...

Après la grippe particulièrement meurtrière de 2016, l’expérience lancée en Auvergne Rhône-Alpes a clairement pour objectif d’augmenter la couverture vaccinale des populations à risques. Depuis vendredi, les pharmaciens de la région, comme ceux de la Nouvelle Aquitaine, sont autorisés à vacciner le public contre la grippe, en complément des médecins, infirmiers et sages-femmes. Et ce, sous certaines conditions.

Où se faire vacciner ? Comment se passe l’injection ? Qui peut se faire administrer le vaccin dans une officine ? 20 Minutes vous explique tout ce qu’il faut savoir.

  • Un test de 3 ans dans une région particulièrement touchée en 2016

La vaccination par les pharmaciens est autorisée dans les deux régions test pour trois ans. Auvergne Rhône-Alpes a sans doute été retenue pour expérimenter cette nouvelle mesure suite à l’épidémie de grippe de 2016 qui avait été particulièrement forte sur le territoire. Fait marquant de l’hiver passé : En l’espace de quinze jours, treize pensionnaires d’un Ehpad lyonnais étaient décédés de la grippe entre fin décembre et début janvier et plusieurs résidents avaient dû être hospitalisés. Moins de la moitié des victimes, âgées en moyenne de 91 ans, avait été vaccinée contre la grippe.

 

L’objectif affiché par les autorités en autorisant la vaccination dans les officines est notamment de passer de 48 % aujourd’hui à 75 % le taux de couverture vaccinale des populations à risques. «L’intérêt de la vaccination en pharmacie est de toucher des populations complémentaires à celles déjà prises en charge par les médecins, les infirmières et les sages-femmes», précise l’Agence régionale de santé Auvergne Rhône-Alpes (ARS).

  • Quelles sont les pharmacies où l’on peut se faire vacciner ?

En Auvergne Rhône-Alpes, plus de 1.300 officines, soit plus de la moitié, participent à l’expérimentation. A ce jour, 2000 pharmaciens ont été autorisés à réaliser ces injections contre le virus de la grippe. Mais ce chiffre augmente en permanence, l’ARS recevant chaque jour une cinquantaine de demandes de pharmaciens volontaires pour vacciner. Pour être autorisés, les professionnels de santé doivent avoir suivi une formation pratique, pour apprendre ou réapprendre à manier la seringue, mais également quelques heures de théorie. La liste des officines où la vaccination contre la grippe est proposée, est consultable sur le site internet de l’ARS.

  • Qui peut se faire vacciner en pharmacie ?

Ce dispositif s’adresse aux populations à risque ayant été invitées par l’assurance maladie à se faire vacciner et qui sont donc munies d’un bon de vaccination ou d’une ordonnance. Les personnes de 65 ans et plus sont concernées comme tous les adultes souffrant de certaines pathologies chroniques, l’entourage des nourrissons et les personnes obèses. «Les femmes enceintes, les enfants et les personnes n’ayant jamais été vaccinées contre la grippe ne peuvent pas recevoir l’injection en pharmacie» et doivent se rendre chez leur médecin traitant, précise l’ARS.

Pour rappel, le vaccin a été efficace dans 38% des cas en 2016. Il ne permet donc pas forcément d'éviter la grippe, mais il est censé limiter les complications graves liées à la maladie.

  • Comment se déroule l’injection ?

Pour se faire vacciner, pas besoin de prendre rendez-vous. Il suffit de se rendre dans l’une des pharmacies autorisées et d’acheter son vaccin. La piqûre se fait dans la foulée, dans un espace réservé pour cela dans les officines. Une fois le vaccin fait, les personnes sont invitées, par mesure de précaution, à rester un quart d’heure afin de s’assurer que tout s’est bien passé. Le praticien doit par ailleurs délivrer une attestation à la personne et en informer son médecin traitant (sauf si le patient s’y oppose). Pour rappel, «le vaccin est actif quinze jours environ après l'injection». Il est donc préférable selon les autorités sanitaires, ne pas pas attendre les premières froids et l'arrivée de la maladie pour s'en préoccuper.

  • Combien cela coûte-il aux patients ?

Pour les personnes à risques, le vaccin antigrippal est pris en charge à 100 %. Les patients n’ont donc rien à payer. Pour chaque vaccin réalisé, le pharmacien est rémunéré 4.5 euros si la personne bénéficie d’une ordonnance et 6.5 euros lorsque le patient bénéficie d’un bon de prise en charge délivré par l’assurance maladie. La pharmacie reçoit également 100 euros forfaitaire «pour chaque pharmacien de l’officine ayant réalisé au moins cinq vaccinations», précise le décret du ministère de la santé publié le 11 mai 2017 au Journal Officiel.

 

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