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Publié par Scientifique

Les œstrogènes et la progestérone semblent jouer sur l'attractivité olfactive féminine.

Tout le monde (ou presque) sait que les hormones sexuelles jouent un rôle conséquent dans la régulation du cycle menstruel et, plus généralement, la fertilité des femmes. Mais leur influence sur l'attractivité de leur odeur corporelle est peut-être moins évidente. C'est sur cette question que s'est penchée une équipe de chercheurs en psychologie, chimie, économie et neurosciences affilés notamment à l'université de Bern, en Suisse.

Il ressort de leur étude que plus une femme est d'attaque sur un plan reproductif, une qualité mesurée par ses concentrations hormonales, plus elle sentira bon au nez masculin. En l'espèce, le meilleur cocktail est un taux élevé d’œstrogènes et de la progestérone qui se fait discrète. Ce qui tombe sous le sens biologique, vu que la progestérone augmente notamment pendant la grossesse et pourrait dès lors «signaler» qu'une fécondation doit être remise à plus tard.

Un travail cohérent avec d'autres études antérieures observant que l’attractivité olfactive d'une femme varie pendant son cycle menstruel –en tendance, son odeur sera jugée plus attirante autour de son ovulation.

D'autres facteurs ont aussi été pris en compte par les chercheurs, comme les niveaux de cortisol (l'hormone du stress) et l'activation de gènes connus pour jouer sur le système immunitaire, vu que «beaucoup d'études postulent que le choix d'un partenaire est lié aux différences du système immunitaire de l'homme et de la femme, ce qui pourrait garantir à leur enfant la meilleure protection contre les pathogènes à la naissance», explique Janek Lobmaier, auteur principal de l'étude. Mais selon ses calculs, ni le stress ni la compatibilité immunitaire font qu'une femme sentira «meilleur» qu'une autre au nez d'un homme. Ses hormones sexuelles, si.

Repéré sur Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, Université de Bern

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