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Publié par Scientifique

http://img0.mxstatic.com/mercure/arctique-le-rechauffement-climatique-augmenterait-le-taux-mercure-des-animaux-cerise-media-possede-les-droits-sur-cette-image_28520_w460.jpg

Du mercure mesuré dans les tissus de certains animaux de l'Arctique révèle des taux anormalement élevés. Le programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique rapporte que l'origine de cette substance pourrait être liée au réchauffement climatique.


Les taux de mercure mesurés chez certains animaux au Canada et à l'ouest du Groenland présentent une nette augmentation. Pour en arriver à de telles observations, les chercheurs du Programme de surveillance et d'évaluation de l'Arctique (AMAP) dépendant du Conseil de l'Arctique ont effectué des prélèvement sur des espèces comme l'ours polaire, les phoques ou les bélugas.

 

Les résultats mis en avant s'avèrent surprenants au regard du bilan mondial des émissions de mercure d'origine humaine, globalement stable. Selon les auteurs : "Les augmentations récentes des niveaux de mercure dans certaines espèces de l'Arctique pourraient être le premier signe que le changement climatique modifie l'accumulation de ce métal potentiellement toxique".

 

Une hypothèse qu'ils justifient en détaillant minutieusement le cycle du mercure. A l'origine, la substance produite par l'activité humaine, notamment par la combustion du charbon, se retrouve dans la région Arctique où elle se dépose sur la glace ou dans la mer. Avec le réchauffement climatique, le dégel du sous sol entraîne une importante libération de mercure. En outre, lors de saisons plus chaudes et plus longues, ce mercure se transforme plus facilement en sa forme toxique : le méthyle-mercure.

 

Cette substance rémanente a la propriété de s'accumuler dans les organismes vivants et d'entraîner une toxicité de plus en plus grande chez les espèces en bout de chaîne alimentaire, comme les mammifères ou les oiseaux. A dose importante, le méthyle-mercure représente un danger considérable auquel certaines populations de la région sont particulièrement exposées en raison de leur régime alimentaire à base de poissons et de mammifères marins.

 

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