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Publié par Scientifique

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L'aviation n'est responsable «que» de 3 % des émissions de CO2… pour l'instant! Ce qui signifie que, toutes les heures, sont lâchées dans l'atmosphère plus de 50 000 tonnes de dioxyde de carbone, sans compter diverses particules et autres gaz à effet de serre. Alors, que faire?

Cinq milliards de passagers chaque année, un trafic qui double environ tous les quinze ans… Le nombre de dix milliards de voyageurs en 2025 semble l’hypothèse la plus basse, compte tenu du développement en Asie. Les émissions de CO2 du transport aérien mondial ont augmenté de 30 %, soit deux fois plus rapidement que toutes les autres sources de rejet réunies (15 %). Les pays émergents accélèrent ce processus. Cette croissance débridée, si elle n’est pas accompagnée par des solutions réfléchies, nous conduira dans une impasse économique et environnementale.

Au Grenelle de l’environnement, les industriels de l’aéronautique se sont engagés à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone de 50 %, celles de Nox (oxyde d’azote) de 80 % et le bruit de 50 % à l’horizon 2020. Mais autant les gros efforts en matière de recherche aéronautique sont louables – le programme Clean Sky est doté de 1,8 milliard d’euros –, autant il faut être réaliste : en 2020, celles dues au transport aérien seront supérieures de 50 % par rapport à 2000, année de référence!

Tout réinventer

En haute densité (c’est-à-dire avec plus de 800 passagers serrés comme des sardines !), un A 380 ne consomme qu’environ 2 l/100 km par voyageur, ce qui est un record. Malheureusement, la plupart des compagnies l’exploitent en trois classes (confort et concurrence oblige) à environ 500 places. Alors, que faire? Toutes les initiatives seront les bienvenues: autres trajectoires et pentes d’approche augmentées, procédures et mise en route des moteurs près des pistes d’envol, nouveaux moteurs infiniment moins bruyants et polluants, voilures optimisées en traînées (voilures variables…), donc en bruit et en consommation, moteurs à hydrogène, respect des riverains, code de bonne conduite des aéroports…

Il faudra de toute façon jouer sur une multitude de leviers pour obtenir des résultats, sachant que les réponses ne sont pas uniquement techniques. Les usages, les modes d’organisation sont aussi à réinventer. N’est-il pas absurde de changer d’appareil à Lyon pour aller de Brest à Lille ou de Nantes à Bruxelles? Alors qu’il serait si facile d’allier l’avion et le train pour des destinations non-directes! La Deutsche Bahn et la Lufthansa ont depuis longtemps compris l’intérêt de ce type d’accord… pendant que la SNCF et Air France se livrent une bataille des tranchées d’un autre âge!

 

 

Découvrez le Skylander SK 105

Gérard Feldzer

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Maurice 21/06/2011 17:56



Dans l'aviation c'est la sécurité qui compte, vient en dernier le soucis de l'environnement.


bonne journée !