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Publié par Scientifique

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La Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction, censée renforcer la protection, se réunit ces jours-ci à Bangkok.

Par AFP

La Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (Cites), qui se réunit du 3 au 14 mars à Bangkok, est le principal outil de protection de la faune et de la flore sauvages, un texte évolutif qui s’impose aux Etats-membres. Au moins en théorie.

Sans gérer directement les populations, la convention en régule le commerce voire l’interdit quand leur surexploitation, ajoutée à la dégradation de leur habitat, risque de conduire à leur perte. Les 177 Etats célèbrent dimanche les 40 ans de la Convention, adoptée le 3 mars 1973 à Washington et entrée en vigueur trois ans plus tard. A ce jour, environ 35 000 espèces ont été placées sous sa protection.

La Cites reconnaît que le commerce des plantes ou des animaux peut être nécessaire aux populations locales et même à la conservation des espèces, à condition de s’effectuer de manière durable.

Quand la menace est scientifiquement attestée, le secrétariat de la convention ou les Etats qui l’ont ratifiée peuvent proposer l’inscription d’une espèce à l’une de ses trois annexes.

- L’annexe I interdit le commerce international. Elle compte plus de 600 animaux et 300 plantes: grands singes et grands félins, la plupart des éléphants et des rhinocéros, tortues de mer, de nombreuses espèces de crocodiles et de serpents, des orchidées ou encore l’acajou.

- L’annexe II - que pourraient rejoindre plusieurs espèces de requins - impose un contrôle strict du commerce. Elle couvre plus de 4.500 espèces animales et 29.000 plantes.

- L’annexe III (260 espèces) répond à l’initiative unilatérale d’un Etat qui, pour protéger une espèce qu’il abrite, impose des conditions à son exportation.

Il revient à chaque Etat d’adopter les textes et les moyens (scientifiques, policiers et douaniers) de faire respecter la Convention.

Mais certaines espèces protégées continuent de décliner, comme le tigre, inscrit à l’annexe I depuis 1975.

Chaque décision de la Cites doit être adoptée par une majorité des deux tiers des présents. Un Etat peut réclamer un vote à bulletin secret s’il est soutenu par dix autres, mais certains voudraient limiter le processus pour promouvoir le vote au grand jour et la transparence qui va avec.

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