Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2011-04/2011-04-04/article_coeur.jpg

 

Une équipe de l'Université de Pittsburgh, aux Etats-Unis, a utilisé des cellules souches reprogrammées pour obtenir des précurseurs de cellules cardiaques...

Des cellules souches reprogrammées ont permis de faire croître du tissu cardiaque fonctionnel en laboratoire, marquant un progrès dans la quête pour réussir à fabriquer des organes à transplanter, selon une étude publiée ce mardi dans la revue Nature Communications.

Une équipe de l'Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, Etats-Unis) a utilisé des cellules souches pluripotentes induites (iPS), issues de cellules de peau humaine d'adulte reprogrammées pour obtenir des précurseurs de cellules cardiaques appelées "MCPs". Les cellules iPS sont des cellules matures reprogrammées afin de leur faire retrouver un état quasi-embryonnaire, à partir duquel elles peuvent être incitées à développer n'importe quelle sorte de cellules du corps.

Charpente de tissus inertes

Les cellules ainsi créées recouvrent la structure d'un coeur de rongeur, préalablement débarrassé de toutes ses cellules, selon les chercheurs. Cette structure constitue une sorte de charpente de tissus inertes sur lequel les cellules viennent adhérer pour croître ensuite.

Placés dans cette structure en 3 dimensions (3D), les précurseurs cellulaires se développent pour former du muscle cardiaque, et après vingt jours d'irrigation sanguine, l'organe reconstruit "a commencé à battre au rythme de 40 à 50 battements par minute", indique l'Université de Pittsburgh.

Mais "on est encore loin de faire un coeur humain entier", reconnaît Lei Yang, co-signataire de l'article. Il faudra encore trouver le moyen d'obtenir des contractions suffisamment puissantes pour pomper le sang efficacement et pour reconstruire le stimulateur électrique naturel du coeur pour bien synchroniser les battements.

«Nouvelle ressource de cellules»

"Néanmoins, nous apportons une nouvelle ressource de cellules - les MCPs dérivées d'iPS- pour l'avenir de l'ingénierie tissulaire cardiaque", souligne le chercheur auprès de l'AFP. Il espère ainsi que cette étude contribuera, dans le futur, à remplacer un morceau de tissu endommagé par une attaque cardiaque, voire, un jour peut-être, l'organe entier.

Une étude antérieure, conduite par une autre équipe et publiée dans la revue Biomaterials rapportait une tentative de repeupler avec des cellules souches embryonnaires des coeurs de souris débarrassés de leurs propres cellules. Mais elle avait échoué à détecter une activité contractile et électrique dans les tissus ainsi formés.

Cette nouvelle stratégie de reconstruction cardiaque personnalisée pourrait contribuer à l'étude de la formation foetale du coeur ou, trouver des applications dans des tests pré-cliniques de nouvelles molécules, selon les chercheurs.

 

Avec AFP

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo


Commenter cet article