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Publié par Scientifique

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chine : Les Français de Pékin et de Shanghai témoignent de la pollution qui embrume les villes

A chaque jour son record : depuis la mi-janvier, Pékin suffoque sous un épisode de pollution sans précédent. Les concentrations en particules fines dans l'atmosphère ont atteint des niveaux trente fois supérieurs à ceux que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime sans risque. Et la situation ne semble pas s'améliorer : l'indice de la qualité de l'air mesuré par l'ambassade américaine était mardi de 517, soit plus de quarante fois le seuil préconisé par l'OMS. Cet « Air-maggedon » a multiplié les achats de purificateurs d'air intérieur et de masques : « J'ai aussi téléchargé une application pour suivre l'évolution des index de pollution heure par heure », précise Chris, Américain vivant à Pékin depuis trois ans.

Une sensation de suffocation

 

Philippe, internaute de 20minutes.fr résidant à Tianjin près de Pékin, déplore que « la ville ne s'arrête pas, les chantiers continuent ». « L'environnement n'est pas la priorité en Chine, le développement économique est privilégié, pense Jenny, qui a obtenu un master en environnement dans la capitale chinoise. Les gens sont inquiets, mais il y a une omerta sur le sujet. » Néanmoins, elle estime que « si, du jour au lendemain, la Chine veut changer les choses, ça marchera », comme lors des JO de Pékin en 2008. « Il n'y avait plus de voitures dans les rues, les centrales à charbon avaient été arrêtées. Le ciel n'avait pas été aussi bleu depuis longtemps », se souvient-elle. L'air n'est pas plus clair à Shanghai, la ville la plus peuplée du pays, où « même quand il fait beau, le ciel n'est jamais vraiment bleu », décrit Coralie, étudiante. « On a toujours une sensation de suffocation, déclare Nicolas. Après deux ans à Shanghai, je peux vous assurer que Paris, c'est la campagne. » Ces derniers jours ont été difficiles : « Epais brouillard, vision limitée à 50-100 m, air irrespirable. Bref, l'horreur ! », s'exclame Medhi, qui vit dans le quartier de Pudong. S'ils n'ont pas tous opté pour le masque, les expatriés sont unanimes : les mesures annoncées par le gouvernement ne suffiront pas à régler le problème de pollution chronique en Chine.

 

audrey chauvet

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Jeux gratuits 31/01/2013 13:32


C'est affolant, ce niveau de pollution...