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Publié par Scientifique

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Publiés le 17 juin dans Science, les résultats de trois mois d’analyse de la comète Hartley 2, par la sonde Deep Impact de la Nasa, révèlent l’hyperactivité chimique et physique de cet astre.


Recueillies  depuis près de trois mois par la sonde spatiale Deep Impact de la Nasa, dans le cadre du programme Extrasolar Planet Observation and Deep Impact Extended Investigation (EPOXI), les informations et les images sur la comète Hartley 2 brossent de celle-ci un tableau hors norme.

 

Au cœur de cette comète en forme de cacahuète, le dioxyde de carbone alimente des jets de glace qui fusent depuis les extrémités de l’astre, en particulier la plus petite. "Réchauffée par le soleil, la glace – du dioxyde de carbone congelé – située en profondeur dans le corps de la comète, se transforme en gaz qui s’en échappe, entraînant de la glace d'eau avec lui", explique Michael A'Hearn, de l'Université du Maryland, chercheur pour EPOXI.

 

Cependant, de la vapeur d'eau sort du centre (la zone de constriction de la comète), ce qui a conduit l'équipe à émettre l'hypothèse que le matériau de la surface lisse de cette ‘ceinture centrale’ a en fait été redéposé et n'était pas présent à l'origine.

 

L'équipe a également observé des structures brillantes ressemblant à des blocs sur les surfaces pleines de protubérances des deux extrémités de la comète. "Ce sont des caractéristiques spectaculaires, mais à ce stade, nous ne savons pas si ce sont des dépôts ou des excroissances ou autre chose", a déclaré Jessica Sunshine, professeur d'astronomie travaillant également sur le programme.

 

Enfin, les chercheurs ont noté, durant neuf jours, une augmentation bizarre de la quantité de nitrile (gaz) dans le halo entourant la comète, ignorant pourquoi ce changement spectaculaire et inhabituel s'est produit.

"Bien qu’Hartley 2 soit la seule comète hyperactive visitée par un vaisseau spatial, nous connaissons au moins une douzaine d'autres comètes qui sont aussi relativement actives pour leur taille, et qui sont probablement propulsées par le dioxyde de carbone ou le monoxyde de carbone. Celles-ci pourraient représenter une catégorie distincte de comètes hyperactives", conclut Michael A'Hearn.

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