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Publié par Scientifique

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Une enquête va être lancée pour répondre à cette question et pour cerner le profil des amateurs de ce type de produits obtenus sans traitement chimique.

Elle fait de plus en plus d'adeptes, mais quels sont ses bénéfices et ses limites ? Lancée mardi matin, l'étude BioNutriNet a pour objectif de faire le point sur la consommation des aliments issus de l'agriculture biologique et sur leur impact nutritionnel, économique, environnemental et toxicologique. Elle s'intègre à l'étude NutriNet Santé, qui analyse depuis mai 2009 les relations nutrition-santé et devrait concerner au moins 100 000 internautes (dont 50 000 consommateurs de produits bio). L'équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inserm/Inra/Cnam/université Paris-13), dirigée par le professeur Serge Hercberg, lance donc un appel aux consommateurs de produits bio (réguliers ou occasionnels).

Questionnaires spécifiques

Ce volet spécifique constituera, selon ses promoteurs, la plus grande étude jamais réalisée sur la consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique. À terme, ce travail permettra de comparer les profils sociodémographiques, psychologiques et économiques et les motivations des différents consommateurs. Il servira aussi à estimer l'apport en contaminants et l'impact environnemental des modes alimentaires liés à la consommation de produits issus de l'agriculture biologique ainsi qu'à caractériser le statut nutritionnel (vitamines et minéraux) et toxicologique (résidus de pesticides) de ceux qui ont choisi ce mode d'alimentation. Tout cela aidera à déterminer le niveau de risque ou de protection vis-à-vis de maladies chroniques (cancers, maladies cardio-vasculaires, obésité, diabète, etc.).

En pratique, les volontaires devront répondre à des questionnaires par Internet, simples, rapides, en toute sécurité et confidentialité. Les personnes déjà incluses dans l'étude NutriNet Santé ou qui le seront dans le futur, seront interrogées, en plus des questionnaires habituels posés via le site dédié, sur leur consommation ou non d'aliments bio (fréquence et quantité). De nouveaux questionnaires alimentaires, spécifiquement développés pour ce nouveau volet de l'étude, permettront de quantifier précisément la consommation de produits bio et de préciser la part relative des aliments issus de l'agriculture biologique dans le régime alimentaire global.

Perçus comme meilleurs pour la santé

Un protocole préliminaire réalisé dans le cadre de l'étude NutriNet Santé donne déjà une idée de la place du bio dans notre pays. Globalement, ces produits sont perçus par la population comme étant meilleurs pour la santé (69,9 %) et pour l'environnement (83,7 %). Mais 51 % des personnes qui répondent les trouvent trop chers. Actuellement, un tiers des Français n'en mangent pas. Les autres sont des consommateurs soit occasionnels (51 %) soit réguliers (14 %). Par rapport aux non-consommateurs, ils ont un niveau d'éducation plus élevé et sont plus actifs physiquement, mais ils n'ont pas de revenus supérieurs à la moyenne.

Pour entrer dans le détail, leurs choix alimentaires tendent plus vers des produits végétaux et peu raffinés. Ils mangent plus de fruits, de légumes, de légumes secs, de fruits à coque (noix, amandes, noisettes) et d'huiles végétales que les autres et moins de boissons sucrées ou alcoolisées, de charcuterie et de lait. Si leurs apports caloriques moyens journaliers sont identiques à ceux de la population générale, leurs apports en vitamines et en minéraux, en acides gras oméga-3 et en fibres sont plus élevés. Et ils sont moins guettés par le surpoids.

 

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