Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

En analysant des fossiles de Metaspriggina retrouvés dans les schistes de Burgess, une équipe de chercheurs est parvenue à mettre en évidence les caractéristiques anatomique de ce poisson primitif. Selon leur étude, l'animal présenterait les signes d'une première étape évolutive vers l'apparition de la mâchoire.

 

 

Il y a environ 500 millions d'années, les océans du globe recelaient d'une impressionnante biodiversité d'organismes primitifs. Parmi eux, Metaspriggina walcotti, un des plus anciens poissons. Si ce spécimen du Cambrien intéresse autant les chercheurs, c'est parce qu'il est supposé être l'un des ancêtres des vertébrés actuels. Au regard de son anatomie, les scientifiques le placent désormais sur l'échelle évolutive entre les espèces dépourvues de mâchoires et celles qui en présentent.

 

Une centaine de poissons fossilisés retrouvés dans les schistes de Burgess

Durant des années, seuls deux fossiles incomplets et en mauvais état ont représenté l'espèce. Toutefois, lors de fouilles dirigées en 2012 par le Musée royal d'Ontario dans les schistes de Burgess, les chercheurs ont découvert un banc entier de ces poissons fossilisés. Situés à l'Est des Etats-Unis, dans les rocheuses canadiennes, ces dépôts de schiste noir sont réputés pour abriter de nombreux spécimens datant du Cambrien. La centaine de fossiles de Metaspriggina retrouvés sur ce site compte quelques exemplaires extrêmement bien conservés.

 

L'étude menée sur ces vestiges a permis d'affiner la description du spécimen et d'apporter de nouveaux éléments sur son anatomie. La publication, parue dans la revue Nature, fait part d'une petite créature d'environ 60 millimètres, à peine la taille d'un pouce.

 

Le corps de l'animal, de la forme d'un cône, est soutenu par une notochorde, structure cartilagineuse spécifique de l'embranchement des chordés. Sa tête aplatie est surmontée de deux grands yeux qui lui permettaient ainsi (...)
Lire la suite sur maxisciences.com


 

Commenter cet article