Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

http://www.lepoint.fr/images/2011/06/02/scientifiques-bacterie-e-coli-epidemie-325971-jpg_205355.JPG

 

"Très rare", la bactérie E. coli, qui provoque la panique en Europe, n'a pas livré encore tous ses mystères. S'il a été établi qu'elle n'était pas liée aux concombres importés d'Espagne, les informations provenant des différents organismes qui sont en train de l'analyser restent encore imprécises.

 

Selon l'OMS, la souche d'E. coli qui a provoqué une flambée épidémique meurtrière en Allemagne n'avait jamais été observée auparavant dans une situation épidémique. "Elle a été vue dans des cas sporadiques, mais très rares", a indiqué un porte-parole de l'OMS à Genève, Gregory Hartl, démentant ainsi de facto les résultats d'une étude publiée par des chercheurs de l'université de Hambourg-Eppendorf et de l'entreprise de biotechnologie chinoise BGI-Senzhen selon lesquels cette souche serait "totalement nouvelle".

 

Il n'en demeure pas moins que la bactérie s'annonce "supertoxique", comme le suggère cette étude. En un peu plus de deux semaines, le nombre de personnes infectées par la bactérie E. coli s'est multiplié en Allemagne, en particulier autour de Hambourg (nord), avec une accélération ces derniers jours. Le pays déplorait jeudi 17 décès ainsi que plus de 2 000 cas. Des malades ont aussi été enregistrés jusqu'aux États-Unis, tous ayant apparemment transité par l'Allemagne. Par ailleurs, de nouveaux cas continuaient d'être signalés en Europe, après le décès d'une femme en Suède mardi. La Grande-Bretagne a fait état jeudi de sept cas de contamination ayant tous un lien avec l'Allemagne. La maladie, dont l'incubation dure une dizaine de jours, se manifeste par des hémorragies du système digestif, et dans les cas les plus graves, par des troubles rénaux (syndrome hémolytique et urémique, SHU).

 

"Déterminer le vecteur de la contamination"

Le Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) a confirmé, de son côté, l'identification de la bactérie : il s'agirait d'une souche rare d'une bactérie Escherichia coli, "O104:H4 (Stx2-positive, eae-négative, hly-négative, ESBL, aat, aggR, aap)". Le 29 mai, l'ECDC, donnant déjà le type de la bactérie, a souligné qu'elle était très rare et que jusqu'alors "un seul cas" concernant "une femme en Corée en 2005" avait été rapporté dans une publication scientifique.

 

En revanche, les experts restaient engagés dans une course-poursuite pour déterminer le vecteur de la contamination alors que la piste des concombres espagnols, qui a provoqué l'ire de Madrid, a été totalement écartée. Les recherches s'annoncent ardues, les scientifiques ayant dans leur ligne de mire un large spectre d'aliments allant des crudités, consommées en grande quantité en cette saison, à la viande en passant par les fruits.

Commenter cet article