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Publié par Scientifique

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VIDÉO. Grâce au réseau de télescopes Alma, dans le désert d'Atacama, les chercheurs pensent que des étoiles ont pu naître un milliard d'années après le big bang.

 

Les explosions les plus intenses de naissances d'étoiles dans l'univers se sont produites bien plus tôt qu'on ne le pensait, montre une équipe internationale d'astronomes, révélant du même coup la présence d'eau, la plus lointaine jamais observée. Ces observations, publiées mercredi par la revue Nature et l'Astrophysical Journal, ont été réalisées grâce au réseau de radiotélescopes Alma, qui devait être inauguré officiellement le même jour dans le désert d'Atacama, au Chili.

 

Les sursauts les plus intenses de formation d'étoiles sont supposés s'être produits dans l'univers jeune, au sein de galaxies massives et brillantes. Ces galaxies dites "à sursaut de formation d'étoiles" convertissent de vastes réservoirs de gaz et de poussières cosmiques en nouvelles étoiles à un rythme effréné.

Galaxies plus éloignées que prévu

L'équipe internationale de chercheurs a, dans un premier temps, découvert ces lointaines galaxies au moyen du télescope du pôle Sud (SPT), puis a utilisé le réseau Alma. "Ils ont été surpris de constater que nombre de ces distantes et poussiéreuses galaxies à formation d'étoiles se situent à bien plus grande distance que prévu", a souligné l'Observatoire européen austral (ESO) dans un communiqué. Or, plus une galaxie est éloignée, plus l'époque scrutée est reculée. Ces sursauts de formation d'étoiles se sont donc produits il y a 12 milliards d'années environ, alors que l'univers était âgé de moins de 2 milliards d'années, soit 1 milliard d'années plus tôt que ce qui était couramment admis.

Selon les chercheurs, deux de ces galaxies sont si distantes que leur lumière a été émise lorsque l'univers était âgé d'un milliard d'années seulement. Qui plus est, l'eau figure parmi les molécules détectées. "Il s'agit là de l'observation la plus éloignée d'eau dans l'univers publiée à ce jour", a souligné l'ESO.

Quarante millions de millions de soleils

Les astronomes n'ont utilisé qu'une partie du réseau d'antennes géantes d'Alma (16 sur 66), l'observatoire étant encore en phase de construction. Ils ont visé les plus brillantes des galaxies. Ils ont également bénéficié d'une aide précieuse, "l'effet de lentille gravitationnelle" prédit par Einstein. "Nous utilisons l'énorme quantité de matière noire qui entoure les galaxies à mi-chemin dans l'univers tout entier, tel un télescope cosmique qui amplifie la taille et la luminosité des galaxies encore plus éloignées", a expliqué Yashar Hezaveh (université McGill, Montréal, Canada).

L'analyse révèle que certaines des galaxies lointaines dans lesquelles naissent les étoiles sont aussi brillantes que 40 millions de millions de soleils et que l'effet de lentille gravitationnelle a amplifié de près de 22 fois leur luminosité réelle.

Alma est le fruit d'un partenariat entre l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie de l'Est, en coopération avec le Chili. Il est financé en Europe par l'ESO.

REGARDEZ Alma, le plus ambitieux projet astronomique du monde

 

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