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Publié par Scientifique

http://img.maxisciences.com/chimpanz%e9/panzee-et-sa-tablette_65029_w460.jpg

 

Panzee se débrouille plutôt bien avec un joystick au sein d'un labyrinthe virtuel. Si cette femelle chimpanzé fait aussi bien que des enfants sur un parcours simple, elle surpasse les adultes aux plus hauts niveaux de difficulté.


Vous pensiez que se faire battre aux jeux vidéo par un petit cousin est humiliant ? C'est surement que vous n'avez pas encore été vaincu par un chimpanzé. Panzee, une guenon de 22 ans, s'est ainsi mieux débrouillée au sein d'une réalité virtuelle que douze enfants et quatre adultes différents. Ces travaux, réalisés au sein du Centre de recherche sur le langage à l'université d'Etat de Georgie, ont été publiés en janvier dans la revue American Journal of Primatology.

Dans ce jeu, il fallait retrouver son chemin dans un labyrinthe. Humains et chimpanzés s'y déplacent dans les quatre directions cardinales grâce à un joystick. Sur les murs du dédale virtuel, un carré bleu indique une bonne direction tandis qu'un triangle brun signale un mauvais chemin. Les douze enfants et les quatre adultes ont reçu entre dix et vingt cessions d'entrainement, contre entre cinq et dix pour les singes, déjà habitués au joystick par une étude précédente.

 

Plus rapide et plus direct

Si les chimpanzés mettent autant de temps que des enfants de trois à six ans pour sortir d'un labyrinthe classique, Panzee a battu tout le monde sur le circuit le plus complexe. Outre sa vitesse, elle a également trouvé le chemin le plus direct.

"Tout est beaucoup plus simple lors d'un test par le biais d'un écran d'ordinateur", avoue à Livescience Dorothy Fragaszy, directrice du laboratoire de cognition et de comportement des primates à l'université de Georgie mais qui n'a pas participé à l'étude.

"Cela nous donne tellement plus de contrôle, surtout pour les animaux. On ne peut pas simplement les amener dans un centre commercial et leur dire 'vas d'ici à là-bas'".

 

Si dans la nature, la compétition pour trouver de quoi manger motive les chimpanzés à réaliser des tâches proches de celles demandées dans le labyrinthe, ceux de cette étude sont bien nourris et ne subissent pas cette pression. Ils ont par contre été entraînés à utiliser une tablette qui prononce le nom des images sur lesquelles les singes peuvent appuyer pour communiquer.

 

Cette familiarité avec les symboles pourrait expliquer la facilité avec laquelle Panzee retrouve son chemin grâce à des formes géométriques. Panzee est malheureusement décédée des suites de son diabète le 9 février.

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