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Publié par Scientifique

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Le cholestérol et la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) seraient liés car contrôlés par un gène commun d’après une nouvelle étude menée par l’Institut national de la recherche médicale (l’Inserm).

 

Une équipe de chercheurs de l’Inserm révèle que le métabolisme du cholestérol et la DMLA semblent intimement liés.
Les chercheurs dévoilent que des gènes impliqués dans le transport sanguin du cholestérol semblent avoir une influence sur la survenue de la maladie oculaire.


L’idée d’un lien  entre ces deux maladies n’est pas nouvelle. De précédentes recherches  ont en effet révélé que le HDL, une lipoprotéine qui déplace le cholestérol vers le foie pour l’éliminer, transporte également la lutéine et la zéaxanthine, deux molécules anti-oxydantes de la famille des caroténoïdes, soupçonnées de jouer un rôle préventif dans la DMLA.

Les chercheurs de l’Inserm  ont voulu comprendre  la nature de l’association entre le métabolisme du cholestérol et le risque de survenue de la maladie oculaire.


Ils ont fait appel à un groupe de 1000 volontaires répartis en trois groupes, absence de DMLA, DMLA précoce ou DMLA avancée.  En parallèle, ils ont analysé cinq gènes impliqués dans le fonctionnement du HDL-Cholestérol et évoqués dans de précédents travaux sur la DMLA. « L’objectif était de trouver des variants associés à une modification à la fois du risque de DMLA et des concentrations plasmatiques de lutéine et de zéaxanthine », résume Bénédicte Merle, co-auteur des travaux.

 

Cholestérol et DMLA seraient liés
Les résultats de cette étude  montrent que deux de ces gènes semblent effectivement avoir une influence sur la survenue de la DMLA. « Un variant du gène LIPC est associé à une réduction du risque de DMLA précoce et avancée, ainsi qu’à une concentration plus élevée de zéaxanthine. Quant au gène LPL, il est, à l’inverse, associé à une augmentation du risque de DMLA précoce et à une plus faible concentration de lutéine» explique la chercheuse.

 

« Ces travaux sont très préliminaires, mais ils confirment l’association entre les gènes impliqués dans le métabolisme du cholestérol et la DMLA. Ils pointent du doigt deux gènes impliqués dans cette double mécanique. Si ces données devront être validées sur une plus large cohorte, ils offrent déjà de nouvelles pistes de travail pour prévenir et/ou traiter cette dégénérescence rétinienne», conclut Bénédicte Merle.

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