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Publié par Scientifique

 

 

 

Déménagement, apparition d’une maladie chronique, problème ou déception avec un soignant… Il y a de nombreuses raisons qui peuvent vous pousser à changer de médecin. On vous aide à choisir le bon.

1. Un premier contact primordial

« L’accueil lors de la prise de rendez-vous donne un premier aperçu du fonctionnement du cabinet », souligne le Dr Doubovetzky, auteur de « Comment choisir son médecin généraliste », ouvrage hélas épuisé. Soit le praticien prend lui-même les rendez-vous, soit il dispose d’une secrétaire et sera donc moins dérangé pendant ses consultations. À vous de voir ce qui compte pour vous. Le premier contact donne également l’occasion de connaître ses tarifs. Ensuite, vous devez trouver…

 

2. Une salle d'attente accueillante

Elle est évidemment propre et équipée en fonction du type de clientèle : coin enfant si des petits sont reçus, chaises un peu hautes, de préférence avec accoudoir pour que les personnes âgées puissent se relever… On y trouve des informations concernant la santé (dépliants avec des conseils, calendrier de vaccination…). Et des toilettes disponibles.

 

3. Un cabinet où on se sent bien

Il y a un endroit pour parler, un autre pour l’examen, ce qui permet de se déshabiller avec discrétion. Le cabinet est bien insonorisé (dans la salle d’attente, on n’entend pas ce que dit le malade précédent). Un ordinateur sur le bureau est un plus : votre dossier (un bon médecin en a sur chacun de ses patients) sera plus vite retrouvé, les bases de données médicales sont accessibles, il est possible de télécharger des fiches d’informations, de vérifier rapidement la posologie d’un médicament, etc.

 

4. Un médecin à l’écoute

Il est accessible (répond facilement aux questions que vous lui posez, explique ce qui se passe), il vous laisse parler, il ne semble pas toujours pressé. Il n’accepte pas tout et justifie ses positions (par exemple : dans ce cas, les antibiotiques sont inutiles ou bien cette radio du dos que vous me demandez n’est pas nécessaire parce que…). Il sait aussi passer la main.

Un médecin qui dit : « Je ne sais pas » ou « je vais vérifier » ou « je vais vous adresser à un spécialiste que je connais… », c’est bon signe. Et bien sûr, il se lave les mains après avoir examiné certaines parties de votre corps (pieds…) ou met des gants (examen gynéco)

 

5. Une aide si l’avis d’un spécialiste est nécessaire

Le généraliste est souvent le mieux placé pour vous indiquer un spécialiste si le besoin s’en fait sentir. Au fil de sa carrière, il s’est généralement constitué un réseau de correspondants choisis selon leurs compétences et leurs spécificités. Par exemple, il enverra un « psoriasis compliqué » à un dermatologue, « une maladie vénérienne » à un autre. Idem pour les chirurgiens. Certains sont plus interventionnistes que d’autres, certains sont connus pour avoir plus de complications… C’est bien de le savoir.

 

6. Pourquoi les médecins font-ils moins de visites à domicile?

Contrairement à ce qu’on croit parfois, la raison est plus médicale que financière. Certes, la visite à domicile coûte cher (au malade et à la Sécurité sociale, donc à tout le monde !) et on a voulu la limiter. Mais l’examen proprement dit est surtout moins aisé chez les patients. Dans un cabinet, on est mieux équipé (table d’examen…), l’éclairage est aussi meilleur. Un enfant qui a une rhino-pharyngite ou une otite sera donc mieux examiné. Enfin, les généralistes étant moins nombreux, ils se recentrent sur les consultations.

 

Auteur : Dr Dominique Pierrat

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