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Publié par Scientifique

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Une importante étude génétique aurait permis d’identifier trois régions génomiques associées à une prédisposition à la migraine.


Une migraine se caractérise par de violentes crises de céphalées d’une durée variable allant de quatre heures à trois jours. Le terme migraine vient de l’association du cerveau à une graine dont seule la moitié serait affectée (mi-graine). Ainsi, la douleur migraineuse, médicalement parlant, touche une seule partie du crâne bien qu’elle puisse évoluer et s’étendre à l’ensemble de la tête. Elle est souvent augmentée par la lumière et le bruit et parfois même par les odeurs fortes.

 

Les scientifiques de l’hôpital Brigham and Women's de Boston se sont penchés sur le génome de 5.000 patientes souffrant de migraines. En le comparant avec celui de 18.000 femmes se disant en bonne santé, ils sont parvenus à déterminer que trois régions génomiques étaient associées à une prédisposition à la migraine. Deux régions seraient même spécifiques à la migraine et pas à un autre mal de tête.

 

Les résultats de l’étude, qui paraît sur le site de la revue Nature Genetics, indiquent que parmi les trois gènes retrouvés (TRPM8, LRP1 et PRDM16), deux gènes sont clairement associés à la migraine, "d'une part, le TRPM8, dont le rôle a été mis en évidence dans la sensibilité au froid et la douleur, et d'autre part, le gène LRP1, exprimé dans tout le corps qui interagit dans le système nerveux avec d'autres protéines qui modulent la transmission de signaux entre les neurones". C’est le PRDM16 qui intervient aussi bien dans la migraine que dans les autres maux de tête, indique l’Inserm.

 

Pour un des auteurs, Tobias Kurth, "l'identification de ces dénominateurs communs permet d'éclairer les origines biologiques de cette affection fréquente et invalidante". Il souhaite par ailleurs que d’autres études soient menées afin de déterminer de façon précise les contributions exactes de chacun de ces gènes dans le phénomène migraineux. Il est évident que d’autres paramètres entrent en ligne de compte, comme les aspects émotionnels, psychologiques ou tout simplement vasculaires.

 

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