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Publié par Scientifique

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De sérieuses menaces planent sur les ours polaires et les ours bruns des Pyrénées.

Les associations de protection de l’environnement font cause commune pour les ours polaires...

Les ours polaires sont une espèce emblématique. De l’érosion de la biodiversité et des dommages provoqués par le réchauffement climatique, lequel accélère la fonte de la banquise, l’habitat naturel des plantigrades, qui pourrait disparaître en période estivale à compter de 2016 si l’on en croit les prédictions de la NASA.

Des experts craignent en outre une disparition d’environ deux tiers des effectifs d’ours polaires d’ici au milieu du siècle. Pour tenter d’enrayer le déclin de leur population, les Etats-Unis proposent cependant d’interdire le commerce international de l’espèce et de renforcer les mesures de protection dont elle fait l’objet.

Une requête qui sera examinée à l’occasion de la prochaine conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction), en mars prochain à Bangkok (Thaïlande), et que soutiennent treize ONG de défense de la nature (NDLR : Robin des Bois, IFAW France, la Fondation Brigitte Bardot, One Voice, Sea Shepherd France, 30 millions d’amis, la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), l’Association AVES (A voice for endangered species) France, L214, le CRAC (Comité radicalement anti-corrida), Ecologie sans Frontière, les Amis de la Terre et l’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) ). Celles-ci considèrent que la France a « un rôle à jouer » dans cette « affaire » et ont adressé une lettre à la ministre de l’Ecologie Delphine Batho, l’enjoignant d’appuyer à son tour la proposition américaine.

Ce serait en effet une excellente idée.

Pour en savoir plus, cliquer ici.

… qui pourraient néanmoins survivre

Car si la plupart des spécialistes prophétisent, sur la base de menaces on ne peut plus concrètes, une baisse dramatique de la population d’ours polaires, une équipe de scientifiques internationaux pense de son côté que l’espèce pourrait les surmonter. Auteure d’une étude publiée en juillet dernier, elle a procédé à une analyse approfondie du génome du plantigrade et « décortiqué » l’ADN de vingt-trois individus.

Les experts sont finalement parvenus à la conclusion que l’espèce est en réalité beaucoup plus âgée que ce que croyait la communauté scientifique jusqu’alors : de quatre à cinq millions d’années, contre six cent mille ans « seulement » d’après des investigations antérieures. Surtout, il semblerait que les ours blancs se soient toujours adaptés aux mutations climatiques et soient plus résistants qu’il n’y paraît.

Lorsque le climat se réchauffe, les plantigrades tendraient par ailleurs à se rapprocher des régions plus méridionales et donneraient naissance à des oursons mieux adaptés aux nouvelles conditions climatiques. « Même si les ours polaires ont connu des périodes de réchauffement dans le passé, il n’y a aucune garantie qu’ils vont survivre à cette période », a néanmoins tempéré Charlotte Lindqvist, membre de l’Université de Buffalo (New York) et co-auteure de l’étude précitée.

La plus grande vigilance est quoi qu’il en soit de mise.

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Les ours bruns des Pyrénées doivent être mieux protégés

Tel est en tout cas l’avis de la Commission européenne, qui vient d’adresser à la France une lettre de mise en demeure pour avoir dérogé à ses obligations de protection de l’espèce. Une bonne nouvelle pour les ONG de protection de l’environnement, qui n’ont de cesse de réclamer davantage de volontarisme politique.

Directeur de l’association Pays de l’ours-ADET, Alain Reynes reproche ainsi aux pouvoirs publics, qui veulent également ménager la susceptibilité des éleveurs, de « (jouer) la montre depuis des années pour ne pas respecter ses engagements ». Il soutient de surcroît que, pour éviter des sanctions qui selon les ONG pourraient aller jusqu’à des pénalités financières voire le gel des fonds structurels continentaux versés à l’agriculture, au tourisme ou aux infrastructures de la région, le gouvernement va devoir adopter « un nouveau plan de restauration détaillant les mesures de protection de l’espèce et de cohabitation avec les activités humaines ainsi que les moyens financiers mis en œuvre ».

Le fait est qu’on ne dénombrait que vingt-et-un ours bruns dans le massif l’an dernier. Un chiffre qui semble insuffisant pour envisager une survie de l’espèce au-delà d’un demi-siècle…

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