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Publié par Scientifique

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L'étude choc du professeur Gilles-Eric Séralini sur la toxicité d'un maïs génétiquement modifié a spectaculairement relancé la polémique sur les OGM. Pros et antis se livrent aujourd'hui une lutte sans merci.

 

Des clichés explicites

Publiée le mois dernier, l'étude précitée a consisté à suivre pendant deux ans des rats nourris au maïs NK 603 génétiquement modifié et tolérant à l'herbicide Roundup, lequel est aussi commercialisé par la multinationale américaine. Des « mortalités plus rapides et plus fortes au cours de la consommation de chacun des deux produits » ont été relevées par M. Séralini et son équipe. De même, il est apparu que « les femelles (ont développé) des tumeurs mammaires importantes et en grand nombre ainsi que des perturbations hypophysaires et rénales, tandis que les mâles (ont présenté) des atteintes hépato-rénales chroniques sévères ». 

La publication par nos confrères du Nouvel Observateur de photographies sans équivoque de rongeurs gravement malades a déclenché une levée de boucliers des pro-OGM. Parmi eux, Gérard Pascal, ancien toxicologue spécialiste du sujet à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), qui dans un entretien au Monde a évoqué des travaux pâtissant de « faiblesses statistiques majeures ».

« L’équipe de chercheurs a choisi, pour les expérimentations, une espèce de rats qui développe spontanément des tumeurs », a-t-il précisé, regrettant aussi le fait que « l’étude ne fournit aucune indication sur le régime alimentaire des rats, en dehors des doses de maïs transgénique délivrées ». Entre autres...

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Corinne Lepage vole au secours de M. Séralini

L'eurodéputée et présidente de Cap21, par ailleurs fondatrice du CRIIGEN, a convoqué la presse mardi pour un petit déjeuner au cours duquel elle s'est attachée à répondre aux critiques des adversaires de M. Séralini. Évoquant une « multiplication totalement inattendue des tumeurs » ayant de surcroît été à l’origine d’un « déficit de cent cinquante mille euros à cause de leur analyse », l'ancienne ministre de l'Environnement a notamment indiqué que Monsanto avait elle-même détecté des « effets statistiquement significatifs » sur ses maïs OGM NK 603 et MON 863 et testé la même variété de rats vulnérable que celle expertisée par M. Séralini et son équipe.

Et d'ajouter, en réponse aux voix qui se sont élevées contre leur maintien en vie malgré le développement d'importantes malformations : « Les rongeurs ont été euthanasiés lorsque le poids de la tumeur a dépassé 20 % du poids total des animaux. Ils se nourrissaient et bougeaient comme les autres ». Enfin, loin d'avoir été entièrement financées par la grande distribution comme l'ont prétendu certains, les investigations de M. Séralini, qui ont coûté au total trois millions deux cent mille euros, ont été soutenues à hauteur d'un million d'euros par la Fondation Charles Léopold Mayer, un organisme indépendant de droit suisse.

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La demande de transparence se fait de plus en plus insistante

Quelque cent trente organisations de la société civile, dont les associations de protection de l'environnement Générations Futures, Greenpeace et le WWF France, ont signé mercredi un appel commun qui a été remis aux autorités compétentes, à savoir le Premier ministre et les ministères de l'Agriculture, de l'Écologie, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche ainsi que celui de la Santé. Le but ? Inciter les pouvoirs publics, qui ont saisi le HCB (Haut conseil des biotechnologies) et l'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation), à « prendre les mesures de précaution nécessaires dans l’intérêt général ».

« Face à la gravité des conséquences sanitaires possibles, (nous nous inquiétons), et ce d’autant plus que (nous constatons) que les principales critiques de cette étude proviennent des membres des comités d’évaluation à l’origine de l’autorisation dudit maïs. (Nous demandons) donc la suspension provisoire des autorisations du maïs NK 603 et du Roundup », ont écrit les « protestataires », qui réclament également « la transparence en matière d’études d’évaluations des risques sur la santé et l’environnement ayant conduit à l’autorisation (culture ou importation)  dans l’Union Européenne (UE) des OGM et des pesticides ». Pas sûr du tout que le puissant « lobby transgénique » l'entende de cette oreille.

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