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Publié par Scientifique

http://www.topsante.com/var/topsante/storage/images/medecine/cancers/cancer-de-la-peau/soigner/melanome-premier-test-dun-vaccin-pour-lutter-contre-le-cancer-de-la-peau-43899/320913-1-fre-FR/Melanome-premier-test-d-un-vaccin-pour-lutter-contre-le-cancer-de-la-peau_exact441x300.jpg

 

Des chercheurs de l’université de Harvard ont lancé la première phase d’un essai clinique portant sur un vaccin capable de tuer les cellules cancéreuses responsables de la forme la plus grave de cancer de la peau.

 

La première phase d’un essai clinique destiné à implanter un vaccin pour traiter le mélanome a débuté sous l’égide d’une équipe pluridisciplinaire de scientifiques, d’ingénieurs et de cliniciens à Boston aux Etats-Unis. Les chercheurs du Wyss Institute à l'Université de Harvard travaillent sur une nouvelle méthode qui pourrait révolutionner les vaccins anticancéreux.

Actuellement, ces derniers consistent à prélever des cellules immunitaires du patient afin de les reprogrammer pour détruire le cancer une fois réintroduites dans le corps.
L’expérience en cours utilise une éponge qui a la forme d’un disque et la taille d’un ongle. Ce vaccin implanté sous la peau attire les cellules immunitaires et est censé les reprogrammer sur place. Ces cellules sont ensuite envoyées dans les zones du corps affectées par les cellules cancéreuses.

 

Un vaccin potentiellement valable pour d’autres cancers

Dans la revue Science Translational Medicine, on apprend que les premiers résultats ont permis de sauver la vie de 50 % des souris atteintes de mélanome. Soignées avec deux doses de ce vaccin "éponge", elles ont réussi à faire régresser totalement la tumeur. Si la technologie est appliquée au mélanome, elle pourrait bien être employée pour soigner d’autres cancers.

"Ce vaccin valide notre approche visant à appliquer des technologies dans le domaine clinique beaucoup plus rapidement qu'il est possible de le faire dans un environnement académique conventionnel", souligne dans un communiqué le Dr Don Ingber, professeur à la faculté de Médecine de l'Université Harvard.

Un recrutement de patients volontaires est en cours pour tester l’innocuité et l’efficacité du vaccin sur les humains. Les résultats de cette première phase d’essai clinique pourraient être connus dès 2015.

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