Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Scientifique

 

 

Pas besoin de machine pour jouer les détecteurs de mensonge. Eric Goulard*, expert en communication comportementale, nous livre quelques stratégies pour ne pas tomber dans le panneau.

1. Mensonge : le langage du corps, un bon indicateur

Comment reconnaître un menteur ? Mission quasi impossible, direz-vous, certaines personnes sont de brillants acteurs, impossibles à démasquer… Faux ! Si les menteurs n'ont pas le nez qui s'allonge comme Pinocchio, il reste néanmoins possible de "décoder" certains signes dans leur attitude. Ce "décodage comportemental", Eric Goulard, auteur du livre "Les mensonges en action", s'en est fait une spécialité.

 

Le décodage comportemental consiste à déceler chez une personne les indices d'un malaise, une situation d'"inconfort", un changement d'attitude qui peuvent signifier que la personne qui vous parle vous cache la vérité. Si ces indicateurs ne marchent pas à tous les coups, comprendre le langage "non verbal" est riche d'enseignements. Ils peuvent nous apprendre beaucoup sur nos collègues, notre entourage et nous-mêmes.

 

2. Mensonge : les signes d'inconfort

Parmi les clés d'observation : les mouvements de la tête, la rapidité du regard, le changement de posture, la position des pieds, les démangeaisons au niveau du cou ou du menton, les bâillements, … "Il faut pouvoir analyser les gestes qui ne sont pas cohérents avec le discours de la personne qui se tient en face de vous", explique Eric Goulard.

Pour juger de l'honnêteté de la personne en face de vous, vous pouvez par exemple lui jeter un regard suspicieux. Si la personne met son corps en arrière ou balance sa chaise en arrière, il y a de bonnes chances qu'elle vous mente. Autres signes de mensonge : elle se gratte le cou, ajuste sa cravate, se lèche les lèvres, tire sur sa chemise, se frotte les mains l'une contre l'autre… Ces grattages et auto-contacts montrent que l'interlocuteur a besoin de se rassurer au contact de quelque chose. Ces gestes de protection peuvent indiquer un manque de confiance, une culpabilité ou un mensonge. >> A lire aussi : "On gagne confiance en soi avec la relaxation bio-dynamique"

Autres indicateurs, la tête et le regard.La position de la tête en dit long sur l'état d'esprit de notre interlocuteur. On sait qu'une tête penchée ou en rotation est un signe positif d'ouverture. A contrario, une personne qui garde sa tête droite et rigide est probablement tendue ou en situation d'auto-contrôle. Si elle tient à rester discrète, elle évitera de se mettre en avant, et pourra baisser la tête.

Le regard est également un bon indicateur : si le regard est direct, va droit dans vos yeux, il est possible que la personne vous mente. Contrairement à une idée répandue, le regard franc n'est pas associé à la franchise. "Les menteurs produisent plus de contacts visuels pour s'assurer qu'ils sont crus", assure Eric Goulard. Les femmes sont paraît-il plus sensibles aux contacts visuels.

 

3. Piéger un menteur : tester l'histoire inversée

Alors, menteur ou pas menteur ? Après avoir guetté les signes d'inconfort, vous n'êtes toujours pas sûr que la personne vous ment. Pour en avoir le cœur net, testez la stratégie de l'histoire inversée :

 

Vous doutez de la bonne foi de votre partenaire : le coup de l'alarme incendie suivie de la panne de métro pour justifier le retard à ce dîner avec belle maman, c'est un peu fort. Même si son histoire est truffée de détails croustillants. Info ou intox ? Pour en être sûre, demandez-lui de raconter cette histoire à l'envers. S'il dit la vérité, répéter son histoire ne devrait poser aucune difficulté… Pas s'il l'a inventée."Un mensonge est construit et répété à l'endroit, car celui qui le dit a besoin de poser ses repères, affirme notre expert en communication comportementale. En inversant le sens du récit, le menteur perd ses repères".

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article