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Publié par Scientifique

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Nez qui coule, yeux qui pleurent et gorge qui gratte. Chaque printemps marque le retour des allergies aux pollens. Des chercheurs autrichiens ont élucidé leur origine.

 

Notre nez se transforme en robinet, on a les yeux larmoyants et on tousse comme en novembre. Le souci c'est qu'on est au printemps. Rassurez-vous rien ne cloche. Un Français sur quatre est allergique au pollen. Mais d'où ça vient au juste ? Des chercheurs de l'université médicale de Vienne en détaillent le mécanisme dans le Journal of Biological Chemistry.

Pour l'expliquer, ils ont utilisé l'allergie au pollen de bouleau qui est la plus connue. En laboratoire, ils ont recréé l'allergène (ce qui déclenche la réaction allergique) présent dans le pollen de bouleau, une protéine qu'on appelle Bet v 1 (Betula Verrucosa).

Jusqu'ici, on ne savait pas pourquoi ces protéines déclenchaient des allergies. Maintenant si ! Les "poches" moléculaires de la protéine Bet V 1 déterminent si oui ou non le pollen sera allergène. Comme une protéine humaine, la Bet V 1 peut se fixer au fer grâce à ses poches moléculaires. Si elles restent vides, elles stimulent les cellules immunitaires pour les faire réagir et le pollen devient allergène.

Le nombre croissant d'allergies en lien avec la pollution

C'était à prévoir. L'étude nous rappelle que la pollution environnementale pourrait être en lien avec le nombre croissant des allergies : "La charge en fer dans la protéine de bouleau pourrait être liée aux conditions environnementales dégradées auxquelles sont exposées les plantes. Il peut même y avoir un lien direct entre la pollution de l'environnement et la hausse des taux d'allergies", écrivent les auteurs.

Mais suite aux observations des chercheurs Autrichiens, les traitements des allergies pourraient évoluer "A l'avenir, il sera logique de charger délibérément des molécules allergènes du type "Bet v 1" avec du fer dans le cadre d'immunothérapies pour les allergiques. De cette manière, on pourrait réduire considérablement le traitement, qui dure de deux à quatre ans, et améliorer son efficacité.

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