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Publié par Scientifique

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Nous savons déjà que beaucoup d'animaux (oiseaux, chauves-souris, tortues, fourmis, requins et d'autres) sont capables de sentir un champ magnétique. Ed Yong, sur Not Exactly Rocket Science, se demande si l'humain serait capable de le sentir aussi, et ainsi d'arrêter de se perdre et de tourner en rond [PDF].

 

En effet, ce qui permet aux animaux d'être sensibles au champ magnétique est une protéine, la cryptochrome, présente dans la rétine desdits animaux. Cette protéine se retrouve aussi chez les humains, et le gène humain été utilisé pour redonner leur sens du magnétisme à des mouches drosophiles modifiées pour ne pas disposer de ce gène. C'est le résultat d'une étude récente dirigée par Lauren E. Foley, Robert J. Gegear et Steven M. Reppert, du département de neurobiologie de l'université du Massachusetts aux États-Unis.

 

Cette étude va dans le sens de plusieurs autres, et notamment celle menée en 1980 par Robin Baker de l'université de Manchester, au Royaume-Uni, qui avait conclu à l'existence d'une perception par l'humain d'un champ magnétique. Un résultat qui ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique.

 

Une autre étude, plus récente, dirigée par des chercheurs de l'université de Leipzig en Allemagne, était beaucoup moins affirmative, ne relevant qu'une «très légère sensibilité de la vision humaine à une direction particulière», et d'autres chercheurs [PDF] ont toujours douté des résultats de Robin Baker. Le scientifique se défend auprès d'Ed Yong:

«J'ai passé près d'une décennie, testé des centaines de personnes, avec toutes sortes de conditions, et je n'ai absolument aucun doute [sur mes résultats]. Puis quelques personnes ont fait des tests ici et là, et ont prétendu que mes expériences n'étaient pas reproductibles.»

La magnéto-réception est un des sens les plus difficiles à étudier, pour l'auteur de la récente étude, Steven M. Reppert, interrogé par la BBC.

«La difficulté à décortiquer la nature de la magnéto-sensibilité chez l'humain —si elle existe— réside dans le fait que, comme le rythme circadien dans lequel les cryptochromes sont aussi impliqués, nous y réagissons sans même le savoir.»

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