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Publié par Scientifique

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Il a été trouvé par une équipe de virologistes français dans le sol gelé de l'extrême nord-est sibérien.


Le monde scientifique est en émoi. En effet, la découverte d'une troisième famille de virus géants ayant survécu à plus de 30 000 ans de congélation dans le sol de Sibérie inquiète et soulève d'importantes questions de santé publique. Car avec cette découverte la résurgence de virus considérés aujourd'hui comme éradiqués, tel que celui de la variole, n'est plus un scénario de science-fiction. Concrètement,  selon une étude publiée dans les comptes rendus de l'académie des sciences américaines, les PNAS, et relayée ce lundi par Le Figaro, une équipe de virologistes français a découvert un virus très ancien, baptisé Pithovirus.

 

Selon les scientifiques, ce virus est capable d'infecter des amibes mais est toutefois inoffensif pour l'homme et les animaux. Mais ce qui affole les scientifiques c'est que ce Pithovirus est bien différent des autres virus géants, comme les Mimivirus, découvert en 2003, ou les Pandoravirus, décrits dans la revue Science en juillet 2013. A noter que la grande taille des virus géants n'est pas leur caractéristique la plus intéressante. Ce qui est le plus intéressant scientifiquement parlant c'est la complexité de leur génome. Beaucoup de virus, parmi les plus pathogènes pour l'homme comme ceux de la grippe ou du sida, possèdent une dizaine de gènes ce qui est largement suffisant pour leur permettre de proliférer. De son côté, le Pithovirus en compte environ 500.

"La démonstration que des virus enfouis dans le sol il y a plus de 30 000 ans puissent survivre et être encore infectieux suggère que la fonte du permafrost due au réchauffement climatique et l'exploitation minière et industrielle des régions arctiques pourraient comporter des risques pour la santé publique", souligne au Figaro Jean-Michel Claverie du laboratoire Information génomique et structurale au CNRS à Marseille et co-auteur de l'étude.

 

Hormis la fonte des glaces, susceptible de libérer des pathogènes, la région de Chukotka, d'où provient ce virus géant, abrite en effet de grandes réserves de pétrole, de gaz naturel, de charbon, d'or et de tungstène. "En creusant pour trouver du pétrole ou du gaz, des hommes pourront bien involontairement entrer en contact avec des microbes, (...) être contaminés et devenir des vecteurs", affirment aussi les chercheurs dans Le Figaro. Le danger est donc réel.

 

lu sur Le Figaro

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