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Publié par Scientifique

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Auxerre décroche le pompon, avec moins de 12 heures de soleil en janvier.

L’hiver 2012-2013 a été pluvieux, plutôt frais et a nettement manqué de soleil. Météo France a relevé des records de grisaille en janvier à Auxerre, Langres (Haute-Marne) et Dijon.

Des chutes de neige exceptionnelles dans les Pyrénées, des températures fraîches et des précipitations légèrement déficitaires complètent le portrait de l’hiver 2012-2013, dressé vendredi par Météo-France.

«Déjà déficitaire en décembre 2012, l’ensoleillement dans un large quart nord-est a été exceptionnellement faible en janvier, puis est resté inférieur à la moyenne jusqu’à la fin de l’hiver», indique Météo-France dans ce bilan arrêté au 28 février, fin de l’hiver pour les météorologues.

Sur les trois derniers mois (décembre, janvier, février), «l’ensoleillement présente dans cette région un déficit de 20 à 40%, pouvant atteindre localement 50%». La plus mauvaise pioche est revenue à Auxerre (Yonne), Langres (Hautes-Marne) et Dijon (Côte d’Or) avec des déficits de soleil respectifs de 82, 78 et 76% en janvier par rapport à leur moyenne pour ce mois de l’année.

Auxerre n’a ainsi reçu que 11 heures 27 minutes d’ensoleillement en janvier, Langres 13 heures 49 et Dijon 15 heures 24. Outre ces exemples locaux extrêmes, le mois de janvier 2013 a été «l’un des mois de janvier les moins ensoleillés depuis 1950, avec janvier 2004 et janvier 1970», relève Météo-France.

Doux décembre

En terme de précipitations, la pluviométrie a été globalement supérieure à la normale de 15%, mais avec de grosses disparités régionales : les pluies ont été particulièrement abondantes dans le Sud-Ouest, et du nord de l’Auvergne au sud de la Bourgogne. En revanche, le Languedoc-Roussillon et la basse vallée du Rhône ont reçu moins de pluie que d’habitude à cette période de l’année.

Les chutes de neige ont été exceptionnelles dans le massif des Pyrénées à partir de la mi-janvier, souligne Météo France, le phénomène ayant été moins marqué dans les Pyrénées-Orientales. «Des cumuls supérieurs à 4 mètres ont été mesurés sur plusieurs sites à des altitudes proches de 2.000 mètres dans les Pyrénées centrales, où ces valeurs n’ont pas été observées depuis les années 80», indique l’établissement spécialisé.

Ces chutes exceptionnelles ont d’ailleurs provoqué de nombreuses avalanches dans le massif pyrénéen, occasionnant des dégâts sur les routes et les habitations. Des évacuations d’urgence ont parfois été ordonnées par les autorités préfectorales, comme le 14 février en Ariège dans un centre de vacances, quelques jours après une évacuation de 600 personnes à Barèges (Hautes-Pyrénées). Un jeune homme, originaire de Nantes, a perdu la vie début janvier en faisant du ski hors-piste à la station de Gourettes (Pyrénées-Atlantiques).

Sur l’ensemble du pays, les températures ont été légèrement inférieures à la normale, calculée en faisant la moyenne sur les années 1981-2010. Là aussi, des disparités géographiques sont notables: la moitié ouest du pays a bénéficié de températures légèrement supérieures à la moyenne, à l’inverse de la moitié est.

Décembre a été particulièrement doux, avec une moyenne globale de 1,2° supérieure à la normale. Après un début très doux, janvier s’est rafraichi, surtout du 13 au 26, avant de finir avec des températures supérieurs aux normales de 4 à 6 degrés! En février, les températures ont été inférieures à la normale et aucune région n’a été épargnée par le froid, surtout dans l’Est. Avec des chutes de neige fréquentes, «l’enneigement a atteint des niveaux remarquables sur tous les massifs».

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