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Publié par Scientifique

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Plusieurs études montrent la dangerosité des longues heures passées assis à son bureau.

Selon une recherche publiée mercredi 20 février dans la revue Physical Activity and Health, rester assis trop longtemps accroîtrait le risque de handicap chez les plus de 60 ans. Un danger qui ne concerne pas que les personnes de cette tranche d'âge : les longues périodes d'inactivité, favorisées par le travail de bureau, nuisent gravement à votre santé.

On se doutait par nos maux de dos, de nuque ou de crâne que rester assis aussi longtemps n’avait rien de bon pour notre santé, mais qu’en est-il exactement ?

Le fléau caché des "sitting disease"

Une étude australienne datant de 2012, relayée par Slate, démontrait que les personnes assises plus de onze heures par jour connaissent à peu près 40% de décès supplémentaires par rapport à celles qui sont assises moins de quatre heures. Mais quelles seraient les causes de ces décès ? Avec l’aide de quatre experts, le Washington Post (lien en anglais) explique par une infographie, les effets néfastes de la position assise pour le corps humain. Le journal parle ainsi des "sitting disease", parmi lesquelles on peut énumérer les plus communes comme le mal au dos, aux cervicales, aux jambes.

D’autres plus inquiétantes encore se distinguent comme les maladies du cœur et du pancréas ou encore le cancer du colon.

Le sport, un antidote insuffisant

Sur le site Runner’s World (lien en anglais), Travis Saunders, doctorant spécialiste de l’exercice physique à l’hôpital d’Ontario, explique qu’une activité physique régulière n’est plus suffisante. "La position assise augmente le risque de décès et de maladies, même si [on fait] beaucoup d’exercices".

Marc Hamilton, professeur et directeur de recherche au centre de recherche biomédical de Pennington, confirme que "notre corps est fait pour bouger". Il explique que "lorsque nos muscles, en particulier ceux des jambes, sont immobiles, la circulation, elle, ralentit". De cette manière, poursuit-il, "[nous utilisons] moins de sucre de notre sang et [nous brûlons] moins de graisses". Deux facteurs qui augmentent les risques de maladie cardiaque et le diabète.

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