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Publié par Scientifique

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Pulvériser un jet d’eau salée dans les narines, cela ne vaut pas un bon bain de mer, pensez-vous. Erreur ! Ce geste d’hygiène a des bienfaits sur la prévention, le soin et le confort respiratoire. Surtout en période d'apparition des virus, quand les rhumes nous guettent…

1. Rhume : le lavage des fosses nasales, c’est vraiment utile ?

La muqueuse nasale filtre des milliers de litres d’air par jour. Directement au contact de l’environnement, elle constitue la première barrière de protection du système respiratoire contre les agents extérieurs (virus, bactéries, allergènes, polluants…). Elle épure l’air inspiré avant qu’il n’atteigne les poumons.

Soumise en permanence à des agressions, cette muqueuse peut être victime d’une réaction inflammatoire locale qui se traduit par un écoulement, des éternuements et une production excessive de mucus à l’origine d’une gêne respiratoire, car le nez est alors bouché. La muqueuse nasale protège, mais il faut elle aussi la protéger.

 

2. Rhume: en quoi le lavage du nez fait-il du bien ?

Comme il permet de débarrasser la muqueuse nasale de l’excès de mucus, des pollens et des agents pathogènes (virus, bactéries…) qui s’accumulent à sa surface, il permet aux muqueuses de jouer pleinement leur rôle, et agit en prévention.

En favorisant la désobstruction des fosses nasales, il diminue également la gêne respiratoire. Voilà pourquoi se laver le nez peut être un geste de base dans les rhinopharyngites sans complication, et un geste essentiel chez les nourrissons et jeunes enfants qui ne savent pas toujours très bien se moucher. Enfin, il constitue un vrai geste d’apaisement et de soulagement chez celles et ceux qui souffrent de rhinite allergique.

 

3. Rhume: comment fait-on pour laver le nez ?

Chez le nourrisson, ce lavage s’effectue de préférence avant les repas ou la tétée. Il faut placer le bébé sur le dos, la tête tournée sur le côté, jamais en arrière pour éviter un spasme du larynx. L’instillation (pulvérisation) se fait dans la narine supérieure en faisant en sorte que le liquide ressorte par l’autre narine. Les sécrétions restantes doivent être aspirées par un mouche-bébé.

 

Chez l’adulte et l’enfant, qui peuvent se moucher, le lavage nasal permet de déloger les sécrétions plus profondément enfouies. Les pulvérisations s’exercent tête penchée au-dessus du lavabo, dans chaque narine, en bouchant à chaque fois la narine supérieure. Du coup, le liquide s’écoule par l’autre narine. Le geste doit être suivi d’un mouchage. On utilise toujours ces produits lavants avant les autres médicaments à administration nasale, jamais après !

 

4. Rhume : quelles autres mesures d’hygiène mettre en place ?

Évitez les atmosphères enfumées, polluées ou à fort risque allergisant.

Méfiez-vous des brusques alternances chaud/froid et ne surchauffez pas les chambres : la température idéale se situe autour de 19-20°C.

N’oubliez pas d’aérer votre appartement tous les jours. Humidifiez aussi l’atmosphère, en particulier si votre chauffage est électrique.

Vous pouvez même ajouter quelques gouttes d’huiles essentielles assainissantes dans un saturateur. Enfin, hydratez-vous régulièrement, y compris en buvant des boissons chaudes.

 

5. Rhume : quelle solution nasale choisir ?

- Les solutions salines, dites isotoniques, à base d’eau de mer, dont la concentration en sel est ramenée au même taux que celui des fluides de l’organisme. Riches en oligo-éléments, elles humidifient, lavent et décollent les croûtes du nez. On peut les utiliser quotidiennement si besoin.

 

- Les solutions hypertoniques, très concentrées en chlorure de sodium, favorisent la décongestion nasale. Elles conviennent bien aux nez bouchés.

 

- Les solutions avec antiseptiques et fluidifiants s’imposent dans
les situations à risque infectieux, comme les premiers signes d’un rhume.

 

- Les solutions enrichies en sels minéraux (cuivre, soufre, manganèse) sont censées limiter les épisodes infectieux, récidivants ou allergiques.

 

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