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Publié par Scientifique

Au cours de son développement larvaire, le coléoptère Drilus flavescens doit soustraire la coquille à plusieurs gastéropodes pour réaliser ses différentes mues. Cette opération se fait aux dépens du mollusque.

 

 

L'étape délicate de "l'adolescence" se manifeste chez certains insectes sous la forme de pulsions meurtrières. C'est le cas par exemple du coléoptère Drilus flavescens dont le développement implique non seulement la violation de domicile mais également l'homicide du propriétaire. La larve de cette espèce vit en effet aux dépens des escargots.

Lorsque vient le temps de sa première mue, elle part à la recherche d'un gastéropode à qui soustraire la coquille. La victime est dévorée vivante et son habitacle réquisitionné durant quelques jours, le temps d'assurer le changement de peau du prédateur larvaire.

 

Drilus flavescens est particulièrement présent en Grèce. Dans cette région méditerranéenne, sa proie privilégiée est un gastéropode du genre Albinaria. Lorsque la sécheresse et les chaleurs estivales se font difficilement supportables, le mollusque entre en estivation, un état de dormance semblable à l'hibernation. Pour ce faire, il s'ancre sur un rocher calcaire et utilise du mucus séché pour fermer l'ouverture de sa coquille.

 

Un trou dans la coquille pour attaquer la proie

Pour les larves de Drilus, cette période de léthargie est l'occasion rêvée. Les escargots sont en effet davantage vulnérables et l'assaut n'en n'est que plus efficace. Une fois que le prédateur a repéré un gastéropode en dormance, il grimpe sur sa coquille et commence à y percer un trou dans l'objectif de se faufiler à l'intérieur. L'entreprise nécessite l'utilisation de ses puissantes mâchoires comme outil mécanique et de sa salive acide pour dissoudre le carbonate de calcium.

 

Une fois l'ouverture réalisée, les chances de survie de la proie sont équivalentes à zéro. "Vous ne trouverez jamais un trou qui a (...)
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