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Publié par Scientifique

 

Les feuilles d'une sensitive, Mimosa pudica. Crédits photo : Mimosa pudica sous licence Creative Commons.
Les feuilles d'une sensitive, Mimosa pudica. Crédits photo : Mimosa pudica sous licence Creative Commons.

Dans l'avenir, les ailes des avions pourraient ressembler aux feuilles d'une plante tropicale, la Mimosa pudica.

Il y a longtemps que les ingénieurs en aéronautique ne s'intéressent plus seulement aux oiseaux et à leur vol. Ils cherchent dans la nature tout ce qui peut améliorer les performances des avions. Après les requins et leur capacité de pénétration dans l'eau, ils lorgnent maintenant du côté des plantes. Selon Kon-Well Wang, de l'université du Michigan (États-Unis), il y aurait beaucoup de leçons à tirer du mouvement des feuilles de la «sensitive», un buisson rampant très commun sous les tropiques. Ce chercheur a présenté les résultats de ses travaux au congrès de l'Académie des sciences américaines (AAAS) qui s'est terminé hier.

Quand on touche les feuilles d'une sensitive (Mimosa pudica, la bien-nommée), elles se referment comme un livre. Réduite à l'état de tige, la plante échappe aux herbivores. Peu après, elle ouvre à nouveau ses feuilles.

Ce qui intéresse ici Kon-Well Wang, ce n'est pas le battement des feuilles en lui-même car il est lent mais la façon dont il est produit. La plante n'ayant ni muscle ni système nerveux, le mouvement a lieu par le seul déplacement de l'eau à l'intérieur des cellules situées le long de la tige. Si un réseau identique équipait le fuselage des avions, avance-t-il, ce dernier pourrait se déformer, se durcir ou s'étirer selon les besoins du vol. Reste à savoir comment réagiraient les passagers en voyant leur avion se déformer. On n'en est pas encore là.

 

Le Figaro

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