Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2013-02/2013-02-18/article_abattoir.jpg

 

 

Plus d’une semaine après les premiers retraits de produits Findus des rayons français, l’affaire de la viande de cheval ne cesse de rebondir en France et outre-Manche. Retour sur les origines de l’affaire.

 

16 janvier 2013: Les premières traces d’ADN de cheval sont détectées dans des hamburgers surgelés vendus dans des supermarchés du Royaume-Uni et d’Irlande. Le distributeur Tesco retire tous les produits incriminés des rayons et une enquête est lancée pour éclaircir le mystère de la provenance de la viande de cheval.

18 janvier 2013: L’enquête révèle que l’ADN de cheval provient de poudres hyper-protéinées fabriquées à partir de carcasses d’animaux. Ces additifs composaient près de 30% des steaks vendus chez Tesco. Le «horsegate» commence en Grande-Bretagne.

1er février 2013: La chaine de fast-food Burger King annonce que des traces d’ADN de cheval ont été retrouvées dans la viande d’un de ses fournisseurs irlandais. Celui-ci n’avait pas respecté les exigences de son client de se fournir uniquement en viande 100% britannique. Les traces d’ADN de cheval provenaient d’un fournisseur polonais d’additifs protéinés.

7 février 2013: Le «horsegate» s’aggrave en Grande-Bretagne. Les supermarchés Tesco et Aldi retirent de la vente des spaghettis et des lasagnes surgelés produites par le Français Comigel pour la marque Findus et des marques de distributeur. Findus UK avait rappelé ces produits à la suite d’une «erreur d’étiquetage».

8 février 2013: Confirmation, les produits Findus retirés des rayons britanniques contiennent bien de la viande de cheval, jusqu’à 90% pour certains. En fin de journée, ce qui n’était pour l’instant qu’une affaire britannique gagne la France: le vendredi 8 février en fin d’après-midi, Findus annonce retirer des points de vente français trois de ses produits: les lasagnes bolognaise, le hachis Parmentier et la moussaka. Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, annonce qu’une enquête va être menée.

9 février 2013: L’affaire de la viande de cheval s’emballe en France. Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimentaire, confirme que des sanctions pourront être prises contre les responsables de la présence de viande de cheval dans des lasagnes «de boeuf» Findus en cas de faute avérée.

La DGCCRF (répression des fraudes) remonte la filière à la recherche des failles, mais déjà Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, indique que des intermédiaires de six nationalités différentes seraient impliqués dans l’affaire: le groupe Findus (basé en Suède) qui sous-traitait la fabrication des plats à l’usine luxembourgeoise de Tavola, filiale de Comigel (implanté à Metz), fourni par l’importateur Spanghero (installé à Castelnaudary), qui a acquis la viande surgelée auprès d’un trader chypriote, qui avait sous-traité la commande à un trader situé aux Pays-Bas, ce dernier s’étant fourni auprès d’un abattoir et d’un atelier de découpe situés en Roumanie.

Le groupe Findus, s’estimant trompé, annonce qu’il portera plainte contre X.

10 février 2013: La fédération du commerce et de la distribution (FCD) annonce que six chaînes de supermarchés françaises ont retiré de leurs magasins des produits fournis par Findus et Comigel susceptibles de contenir de la viande de cheval. Stéphane Le Foll appelle à la fermeté.

 

 

11 février 2013: Pendant que la DGCCRF inspecte les entreprises Comigel et Spanghero, fournisseurs de la viande de cheval contenue dans les lasagnes Findus, les ministres en charge du dossier réunissent les associations de consommateurs et les acteurs de la filière viande à Bercy pour débattre des nouvelles mesures à prendre.

 

 

Benoît Hamon, ministre délégué à la Consommation, annonce un renforcement des contrôles sur toute la filière viande-poisson pour toute l’année 2013 mais exclut toute crise sanitaire. Pourtant la présence potentielle d’un médicament pour cheval dans la viande, le phénylbutazone, inquiète en Grande-Bretagne.

12 février 2013: C’est au tour des surgelés Picard de retirer de leurs congélateurs des lots de lasagnes à la bolognaise et de chili con carne produits par Comigel et contenant de la viande de cheval.

13 février 2013: Après le cheval, le porc. La chaîne de supermarchés britannique Waitrose déclare avoir retiré de ses rayons des boulettes censées être au bœuf mais contenant de la viande de porc.

14 février 2013: Rebondissement du côté sanitaire de l’affaire. Le ministre de l’Environnement britannique annonce que des traces de phénylbutazone ont été retrouvées dans huit carcasses de chevaux abattus en Grande-Bretagne et six d’entre elles seraient entrées dans la chaîne alimentaire française. Stéphane Le Foll affirme de son côté que trois carcassess ont été «localisées» dans le Pas-de-Calais et précise qu'elles n'ont pas été utilisées dans l'industrie agro-alimentaire. Selon lui, la viande importée du Royaume-Uni n'a rien à voir avec le «horsegate» et les doses de phenylbutazone contenues dans les carcasses ne présentent pas de risque sanitaire majeur.

Pendant ce temps, les premiers éléments de l’enquête de la DGCCRF montrent du doigt le fournisseur français de viandes Spanghero et la société néerlandaise Draap, tandis que l’abattoir roumain mis en cause dans un premier temps serait disculpé. L’abattoir roumain n’aurait pas caché qu’il s’agissait de cheval, mais c’est par l’intermédiaire d’un trader de l’entreprise néerlandaise qu’elle aurait été envoyée en France avec un étiquetage falsifié. Spanghero, accusé d’avoir sciemment revendu cette viande de cheval, assure «n'avoir commandé, réceptionné et revendu que de la viande réputée de boeuf» dûment étiquetée.

En fin de journée, Benoît Hamon présente les résultats de l’enquête de la DGCCRF: accablants pour Spanghero, qui «savait qu'il étiquetait potentiellement "bœuf" de la viande chevaline». L’agrément sanitaire de l’entreprise est retiré.

En Angleterre, la police interpelle trois hommes soupçonnés de fraude: deux dans une usine galloise et un dans un abattoir anglais.

15 février 2013: Spanghero réplique. Son président, Barthélémy Aguerre, assure «qu’il ne savait pas en toute sincérité que la viande était du cheval».

A Bruxelles, tous les pays européens décident de procéder à plus de 2.000 tests sur des produits alimentaires destinés aux consommateurs.

16 février 2013: L’enquête sanitaire se poursuit chez Spanghero afin de décider d’une éventuelle reprise des activités de l'entreprise.

18 février 2013: Stéphane Le Foll rétablit l'agrément sanitaire de l'usine Spanghero afin de protéger les quelque 300 emplois en péril et reçoit les représentants du personnel et les syndicats concernés, pour «préparer avec eux les conditions de redémarrage de l'entreprise».

Audrey Chauvet

Plus d'informations sur ce sujet en vidéo


 

Commenter cet article

carole70 19/02/2013 18:57


Bonsoir, merci pour vos infos. A bientôt