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Publié par Scientifique

Dans son dernier numéro, la Revue Prescrire s’est intéressée aux médicaments disponibles en vente libre pour les maux de gorge et à la toux. Ainsi, Maxilase ou encore sirop Vicks ne seraient pas plus efficaces qu’un placebo. Pire, ils exposeraient les patients à des risques graves.

Souvent les rédacteurs de la Revue Prescrire s’intéressent aux médicaments inutiles voire dangereux. Dans le numéro du mois d’avril, ils se sont penchés sur ceux destinés à soulager les maux de gorge et/ou la toux.

Commençons par l’alpha-amylase (Maxilase ou autre), utilisée depuis des décennies dans les maux de gorge. Mi-2018, la Commission en charge de la réévaluation des médicaments à l’Agence nationale du médicament (ANSM) a conclu à une balance bénéfices-risques défavorable. « Elle a pris en compte l’absence de preuve d’efficacité clinique, ainsi que les 474 effets indésirables recensés en France entre 1985 et 2017 », notent les auteurs. « Le plus souvent, il s’agissait de troubles cutanés ou allergiques touchant des enfants ». Pour soulager ces derniers, « les confiseries à sucer et les boissons chaudes ou glacées » peuvent être d’un grand secours. « Sinon, le paracétamol est l’antalgique de premier choix. »

Vicks, Clarix, des placebos ?

Autres médicaments dans le viseur, ceux à base de pentoxyvérine pour traiter la toux. « La pentoxyvérine (Vicks sirop pectoral 0,15 %, Clarix toux sèche 0,15 %) est un antitussif autorisé dans les années 1950 en France », commentent les auteurs de Prescrire. « Son efficacité n’est pas démontrée au-delà d’un effet placebo. » Et d’affirmer : « elle a des effets atropiniques exposant à des glaucomes par fermeture de l’angle, des troubles de l’accommodation, des sècheresses de la bouche, des nausées, des constipations, des rétentions urinaires notamment en cas de surdose, des confusions, des somnolences, des agitations, des désorientations et des hallucinations visuelles. » Les patients âgés y sont particulièrement sensibles. Avant toute prise de ces produits, n’hésitez pas à questionner votre médecin ou votre pharmacien !

 

Source : Revue Prescrire n° 426, avril 2019

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