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Publié par Scientifique

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn_indesign/2012-07/2012-07-11/article_1107-PLANETE-UTRICULAIRE.jpg

 

RTE, le réseau de transport d'électricité propriétaire de la ligne de 225.000 volts entre Morbras et Villeneuve-Saint-Georges, a voulu mieux connaître les espèces qui profitent de l'élagage régulier autour des pylônes...

Le bilan des inventaires de la flore sous les lignes électriques en Ile-de-France est impressionnant: sur les 900 hectares répertoriés par Clémence Salvaudon, 716 espèces de plantes ont été recensées, dont 18 bénéficient d'un statut de protection régionale ou nationale. Parmi celles-ci, œillet magnifique, bruyère à balais, cardoncelle molle ou pédiculaire des bois se disputent la vedette. On les trouve plus particulièrement dans les milieux originaux, comme les prairies humides, les pelouses sèches ou les mares. Ces zones ne représentent toutefois que 30% des milieux présents sous les lignes électriques.

L'entretien de ces espaces est donc crucial pour protéger les espèces qui y vivent. 90% des espèces découvertes sont indigènes, c'est-à-dire originaires de la région, ce qui démontre une bonne protection contre les espèces invasives qui peuvent bouleverser les équilibres écologiques.

 

Des pylônes transformés en refuges

Pas d'inquiétude à avoir pour les arbres qui laissent la place à la végétation basse: chênes, charmes ou châtaigniers sont assez nombreux et courants dans la région pour ne pas pâtir des élagages réguliers, assure Clémence Salvaudon, qui repartira l'an prochain sous les lignes pour faire un premier bilan de l'évolution de la flore.

Parallèment, RTE travaille dans les Hauts-de-Seine et l'Essonne à la mise en place de tranchées mellifères, composées de plantes butinées par les abeilles, sous les lignes électriques. Certains pylônes sont eux habillés de «chaussettes vertes» constituées d'arbustes qui fournissent de la nourriture et un refuge aux animaux dans les champs ou les milieux ouverts.

 

Audrey Chauvet

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