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Publié par Scientifique

http://s2.lemde.fr/image/2012/02/14/540x270/1642971_3_b0e7_les-operations-de-pompage-sur-le-concordia_ea58f42c9531eb8cbdd8abdde2bf1620.jpg

 

Greenpeace a dénoncé, vendredi 9 mars, un début de pollution autour de l'épave du Concordia, le luxueux paquebot qui s'est échoué près de l'île italienne de Giglio le 13 janvier dernier. Costa, le propriétaire du navire, a aussitôt annoncé avoir reçu six projets pour l'enlèvement de l'épave, précisant que sa décision définitive sera prise fin mars-début avril.

L'ONG de protection de l'environnement, qui a réalisé des études du 15 au 18 février, a trouvé des traces de produits chimiques et d'hydrocarbures dans l'eau potable provenant d'une installation de dessalement de l'île.

 

 POLLUTION AUX PRODUITS CHIMIQUES ET AUX HYDROCARBURES

Près de l'épave du Concordia, les chercheurs de l'ONG ont relevé des quantités d'azote ammoniacal variant de 2,04 microgrammes (mg) à 2,12 mg par litre (l) d'eau de mer alors que la limite supérieure est de 0,066 mg/l. Ils pensent que ce dépassement des limites pourrait provenir de la "décomposition de matériel organique", comme la nourriture et les boissons qui se trouvaient à bord du paquebot. Greenpeace a en outre relevé des quantités variant de 3,77 mg/l à 4,35 mg/l d'éléments chimiques provenant des produits de nettoyage, alors que le maximum toléré par la loi est de 0,50 mg/l.

 

Selon l'ONG, ces mesures donnent des chiffres pour la pollution aux produits chimiques supérieurs à ceux de l'agence officielle régionale pour la protection de l'environnement (Arpat). Mais la différence pourrait venir du fait que les prélèvements de Greenpeace ont été réalisés à la surface de la mer et pas en profondeur.

En ce qui concerne les hydrocarbures, les quantités relevées dans l'eau de mer semblent suffisamment basses pour ne pas inquiéter l'ONG. Celle-ci relève cependant que les niveaux constatés dans l'eau du robinet d'un magasin du port, 82 mg/l, "ne peuvent certainement pas être considérés comme des indices de bonne qualité de l'eau potable", même si la loi ne se penche pas sur la présence d'hydrocarbures dans l'eau potable et ne fixe donc aucune limite.

 

 

 DE DIX À DOUZE MOIS POUR RETIRER L'ÉPAVE

L'état des fonds marins est considéré comme "normal" par Greenpace, qui demandait vendredi matin "le plus rapidement possible un plan pour l'enlèvement de l'épave. (...) Nous jugeons inacceptable que cet énorme monstre de métal puisse rester encore longtemps à sa place actuelle", alors que l'île fait partie d'un sanctuaire marin protégé.

La compagnie Costa, propriétaire du navire, a aussitôt réagi en annonçant avoir reçu six projets pour l'enlèvement de l'épave, précisant que sa décision définitive sera prise fin mars-début avril. "Etant donné la complexité et le caractère extraordinaire de l'opération, les projets prévoient des durées d'intervention variables, estimées à environ dix à douze mois", a précisé la direction.

 

Le paquebot Concordia est un mastodonte de 290 mètres de longueur pour 38 mètres de largeur pesant 112 000 tonnes. Son naufrage à proximité de l'île de Giglio a provoqué la mort de 32 personnes.

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