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Publié par Scientifique

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Ce label assure que les meubles et tissus dans la maison ne contiennent pas de substances toxiques...

Eczéma, démangeaisons, brûlures… A cause d’un canapé. Depuis l’affaire des fauteuils «toxiques» commercialisés par Conforama en 2008, les meubles doivent prouver leur innocuité pour la santé. Afin de rassurer ses clients, le groupe Cauval, qui fournit notamment les marques Dunlopillo, Simmons ou Tréca, a développé un label baptisé «Home care». Il certifie que les matières utilisées ne contiennent aucune substance dangereuse.

Ce label, apposé depuis mars sur les produits des entreprises adhérentes à la charte, concerne les revêtements (maille, microfibre, cuir, tissus…) les produits de garnissage comme les mousses de polyuréthane, laines ou cotons et les bois. «Nous sommes partis des substances visées par la directive Reach, explique Jacques Bouquet, directeur des opérations réglementaires du groupe Cauval. Puis nous avons évalué le risque de rencontrer telle ou telle substance dans nos matières premières afin d’obtenir une liste d’analyses type à pratiquer.»

Pas de PVC ni de phtalates

Tous les fournisseurs qui souhaitent apposer le label sur leurs produits doivent donc se soumettre à un programme d’analyses réalisées en laboratoire. «Si nous détectons une substance interdite sur un produit, nous lançons une procédure d’alerte, poursuit Jacques Bouquet. Nous pouvons remonter au lot de tissus chez le fournisseur, et en aval jusqu’au canapé chez le client.» Sur les 700 analyses déjà effectuées, aucun problème sérieux n’a été détecté. Et le groupe a maintenant décidé d’aller plus loin que les seules substances listées dans Reach: «Nous contrôlons aussi le pH des tissus, car s’il est trop acide ou trop basique, cela peut provoquer des rougeurs, précise Jacques Bouquet. Nous avons complètement interdit les phtalates et remplacé les tissus enduits de PVC par du polyuréthane.»

Pour compléter la démarche, Cauval assure ne se fournir qu’en bois certifié FSC ou PEFC et a inauguré récemment en Ardèche une usine de recyclage de matelas en fin de vie. «Il faut les désinfecter puis les démanteler pour fabriquer des feutres dont on se ressert comme composant», explique Jacques Bouquet. Le groupe a collaboré avec l’Institut Pasteur pour mettre au point le procédé de désinfection et tous les vieux matelas passent aussi au crible des tests afin d’éliminer définitivement tout risque de toxicité.

 

Audrey Chauvet

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