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Publié par Scientifique

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On dit toujours que ce n’est pas la petite bête qui doit faire peur à la grosse. Un adage dont il faudrait commencer à douter si l'on se retrouve un jour en face d’un rat à crête. Car les scientifiques de l’université britannique Oxford viennent de révéler que ce rongeur cache un poison mortel dans ses poils.

 

En réalité ce rat géant —il mesure en moyenne 36 centimètres— est connu depuis longtemps pour sa capacité à tuer des chiens, et même des lions et des chacals, «mais les chercheurs viennent juste de découvrir comment», explique le site Live Science.

L’étude, dirigée par Fritz Vollrath a été publiée mardi 2 août. Elle montre que l'animal est capable de stocker la toxine issus d'un des éléments principaux de son alimentation: l’écorce de l’Acokanthera schimperi, un arbuste qui pousse dans les régions montagneuses d’Ethiopie, du Kenya, de l’Ouganda, de Tanzanie, du Soudan, du Soudan du Sud ou encore de Somalie.

Lorsqu’il se sent menacé, le rat, qu'on appelle aussi «à crinière», dispose le poison sur sa bande de poils dorsale en se léchant. Puis, lorsqu’un prédateur approche, il hérisse son pelage plein de venin:

«Un chien en train de poursuivre l’un d’eux frissonne de peur […] il est incapable d'approcher un rat à crinière malgré son air inoffensif», explique l’un des chercheurs de l’équipe d’Oxford, Jonathan Kingdon.

Cette petite bande de fourrure lui est très spécifique, affirment les scientifiques. Les poils de la couche supérieure sont faits de larges trous, et ceux d’en-dessous sont constitués de fibres sèches qui emprisonnent le liquide.

Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il est le seul mammifère capable de stocker du poison depuis une plante sans succomber d'une crise cardiaque, à l'instar de ses victimes:

«Les rats devraient tomber raides morts à chaque fois qu’ils mastiquent ce truc, mais ce n’est pas le cas. Nous n’avons pas la moindre idée de comment c'est possible», s’étonne Jonathan Kingdon.

Les scientifiques avancent l’hypothèse d’une évolution biologique: ce poison était en effet celui qu'utilisaient les chasseurs africains pendant des millénaires pour envenimer leurs flèches.

Lu sur Live Science, News Scientist


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