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Publié par Scientifique

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Le printemps chaud a fait exploser le nombre de pucerons et les coccinelles qui s'en régalent ont prospéré...

Les coccinelles envahissent le littoral atlantique. Cet été, des nuées d'estivantes vêtues de rouge à points noirs inhabituellement nombreuses ont été apportées par les vents: «Ce n'est pas une invasion, mais des rassemblements localisés de coccinelles sur les côtes de Loire-Atlantique, Vendée, Charente-Maritime», explique à l'AFP Olivier Durand, naturaliste au Centre permanent d'initiatives pour l'environnement (CPIE) Loire et Mauges à Beaupréau (Maine-et-Loire). «On a eu un phénomène à peu près semblable l'année dernière en Bretagne, vers Brest et Lorient, cette année on est un peu plus au sud», précise-t-il, soulignant que ce phénomène «pas très habituel» survient «périodiquement».

Une espèce locale à sept points qui mordille les vacanciers

Les coccinelles qui ont pris d'assaut les plages de l'Atlantique au milieu des vacanciers plutôt ravis sont «une espèce locale, à sept points». Elles ont profité de «bonnes conditions climatiques deux années de suite» - hiver sec limitant leur disparition pendant l'hivernage puis printemps chaud favorable aux pucerons, leur aliment préféré - pour se développer en nombre. En raison de cette surpopulation, des contingents entiers de coccinelles quittent aux beaux jours leur habitat de prédilection (prairies, vergers) pour partir en quête de nourriture en se laissant aller au gré des vents.

C'est ainsi que les coccinelles peuvent se retrouver emportées vers le littoral où la rencontre entre vent de terre et vent de mer créé une dépression qui «rabat les coccinelles vers le sol», explique Olivier Durand. Ces estivantes rouges à points noirs ne survivent toutefois pas très longtemps sur les plages de sable, où la nourriture se fait rare, ce qui pousse parfois les plus affamées d'entre elles à «mordiller» les vacanciers avec leurs petites mandibules, ajoute le spécialiste.

Une aubaine pour les jardiniers

Cette présence en nombre des coccinelles, très «bons auxiliaires de culture en mangeant les pucerons», est plutôt «intéressante pour les jardiniers» mais il y a «peu d'autres répercussions sur la biodiversité», remarque-t-il. Très visibles le week-end dernier sur les plages de Loire-Atlantique et de Vendée, elles semblaient toutefois déjà un peu moins nombreuses ces derniers jours en raison du changement de la météo, moins favorable à leur dispersion.

© 2011 AFP

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