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Publié par Scientifique

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Le mal de tête est une douleur très courante. Pour cette raison, on a souvent tendance à en minorer l’importance : on attend simplement que ça passe ou au mieux, on passe à la pharmacie piocher dans les nombreux médicaments en vente libre. Mais que nous disent ces maux de tête ? Et quand faut-il consulter ?

Mal de tête, céphalée, migraine…


« Il convient tout d’abord de distinguer les différents types de douleurs qui peuvent se présenter, car les causes et les conséquences ne sont pas les mêmes » explique Fabien, pharmacien. « Il est fréquent que les gens viennent pour un mal de tête, mais que les médicaments en vente libre ne parviennent pas à apaiser, il est alors primordial d’identifier cette douleur pour mieux la comprendre et la soigner ». On ne distingue pas moins de 150 catégories diagnostiques établies par la Société Internationale des Céphalées (IHS) en 1988, réparties sur les différentes familles de maux de tête, pourtant « On ne connait pas toujours précisément les mécanismes en jeu, les hypothèses sont nombreuses » poursuit Fabien, « grosso modo c’est une succession de phénomènes à la fois vasculaires, chimiques et neurologiques ».

Alors comment on s’y retrouve ?

La céphalée de tension

C’est la plus courante. « Une céphalée c’est ce que les gens appellent populairement un mal de tête. C’est en réalité une douleur au niveau du crâne. Le plus souvent c’est assez banal et anodin. Ce sont les à-côtés qu’il faut observer » explique notre pharmacien. « Pour une céphalée de tension, la douleur est assez présente et se situe en général au niveau du front et des zones temporales. On dit qu’elle est « non-pulsatile » (pulsatile = quand vous avez l’impression de sentir votre coeur battre dans votre tête), et sa douleur est modérée. Dans les cas les plus forts, la personne peut ressentir une tension musculaire autour du crâne ou dans la nuque ». On va alors se renseigner sur les causes possibles : fièvre, traumatisme crânien, stress… « Le plus souvent, on retombe sur des origines psychosomatiques, des personnalités anxieuses ou un stress important. C’est une des raisons pour laquelle ce type de mal de tête se présente habituellement en fin de journée ». Il est important d’enrayer au plus vite cette mécanique, afin d’éviter que la douleur ne s’installe et devienne chronique.

 

La migraine

« C’est un mal de tête difficile à soigner, car on n’en comprend pas encore tous les mécanismes. C’est assez invalidant, car elle peut durer des heures sans qu’on ne parvienne à en apaiser les symptômes » explique Fabien, « On la reconnait car la douleur se propage principalement d’un côté du crâne, à gauche ou à droite ». Douleurs, nausée, fatigue, sensibilité visuelle ou auditive… « La crise migraineuse va croître jusqu’à se stabiliser à un certain seuil. Le patient, lui, n’a pas grand chose à faire malheureusement… C’est pour cette raison que les personnes migraineuses doivent anticiper au mieux les crises : on conseille en général de réduire la consommation d’excitants, le stress ou les agressions sensorielles et de rester attentif à certains signes : fatigue ou hyperactivité, somnolence, bâillements répétés, irritabilité, sensation de faim, euphorie ou état dépressif, constipation, sensation de froid… En général, la crise ne vient pas sans signes avant-coureurs ». Il ne faut pas sous-estimer les conséquences des migraines si celles-ci reviennent de façon répétée, car elles seraient responsables, entre autres, d’une augmentation des risques de problèmes cardio-vasculaires

 

La céphalée secondaire

La céphalée secondaire est comme un messager, « Elle accompagne une pathologie, telle que sinusite, grippe, rhume, etc. ou bien des traumatismes plus importants après un choc ». Elle prévient d’une anomalie qu’il convient de localiser et soigner au plus vite. On la reconnait à son apparition brutale ou à son développement inhabituelle : « Par exemple, quand elle s’accompagne de fièvre ».

 

La maladie de Horton

Elle vise principalement les personnes d’un certain âge, et se caractérise par une inflammation des vaisseaux. « On assiste alors à des poussées de céphalées assez fortes, surtout au niveau des tempes, ainsi qu’à une hypersensibilité du cuir chevelu très caractéristique ».

 

Les cas les plus graves

L’algie vasculaire de la face touche 0,1% de la population, tout comme l’hémicrânie paroxystique chronique qui est assez rare. On les identifie par une sensation de douleur extrême qui saisit la moitié du visage. « Dans ce cas, votre médecin vous orientera sans attendre vers différents examens complémentaires, afin d’éviter des complications » explique Fabien.

Boire de l’eau, se reposer, prendre un bain chaud, appliquer des poches froides sur le front, ou recourir à la science et à ses molécules… à chacun son truc. Et vous, quelle est votre méthode?

 

Léa Fanny © Pampa Presse

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M

et si la migraine survient de la stress.
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C


Ma méthode ? Me balancer dans un rocking-chair.


Bonne journée !



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