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Publié par Scientifique

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L'an dernier, 3 560 cas de paludisme d'importation ont été recensés en France.

Avant un départ vers un pays dont les infrastructures sanitaires sont pauvres, voire inexistantes, il est indispensable de s'informer sur les risques sanitaires encourus. Aujourd'hui, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), disponible sur le site Internet de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publie les recommandations 2012 pour les voyageurs et apporte de nombreuses réponses à des questions qui se posent avant le départ.

 

Aujourd'hui, le paludisme dit «d'importation» (car il apparaît sur le territoire français chez un voyageur de retour d'un pays où la maladie sévit) est un véritable problème de santé publique, avec près de 3 560 cas recensés en France en 2011, dont 135 formes graves et quatre décès. Les pays de contamination sont majoritairement situés en Afrique subsaharienne (93 %). Certains cas de paludisme peuvent aussi apparaître après des séjours en Asie du Sud-Est ou en Amérique centrale et du Sud. À noter cependant une diminution par rapport à 2010, qui pourrait s'expliquer par une baisse des voyages dans des pays en crise comme la Côte d'Ivoire et le Mali. «Toute fièvre au retour des tropiques, quels que soient les symptômes associés, doit être considérée a priori comme pouvant être d'origine palustre et nécessite une consultation en urgence, affirment les auteurs. Environ 3 % des paludismes liés au Plasmodium falciparum sont encore observés au-delà des habituels deux mois suivant le retour.» Le paludisme, qui se traduit par des accès de fièvre, est dû à un parasite, le Plasmodium, transmis par la piqûre d'un moustique, l'anophèle.

En avril 2012, les experts de l'École de médecine tropicale et d'hygiène de Londres ont publié dans le British Medical Journal des résultats très intéressants concernant vingt ans de mortalité liée au paludisme d'importation en Grande-Bretagne. Ils ont montré en particulier que si les cas observés en Grande-Bretagne concernaient largement des migrants partis rendre visite à leur famille restée sur place, le taux de mortalité en revanche était bien plus élevé chez les touristes ayant présenté une crise de paludisme (3 % de décès contre 0,32 % pour les migrants).

Une résistance accrue

Il est donc impératif de se protéger. «Aucun moyen préventif n'assure à lui seul une protection totale, explique le BEH. Il convient d'insister sur la nécessité de l'observance simultanée d'une protection contre les moustiques (lire ci-dessous, NDLR) associée à une chimioprophylaxie.» Plusieurs médicaments peuvent être utilisés préventivement. Le problème, c'est que des parasites dans certaines régions sont devenus résistants à certaines molécules.

 

Les pays concernés sont divisés en trois, un, deux ou trois, selon les médicaments préventifs qui y sont efficaces. Ces produits ne sont délivrés que sur ordonnance. Selon une enquête publiée la semaine dernière dans The Lancet Infectious Disease, plus d'un tiers des médicaments utilisés contre le paludisme en Asie et en Afrique subsaharienne seraient des faux ou de mauvaise qualité. Il est impératif de partir avec ses propres médicaments achetés en Europe.

 

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