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Publié par Scientifique

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Les sports d'hiver sont à l'origine de 140.000 blessures par an en France. Pourtant, la plupart sont évitables.

L'accident gravissime dimanche du champion de Formule 1 Michael Schumacher, un homme en bonne forme physique portant un casque de protection, rappelle que la glisse est un sport dangereux qui impose une grande prudence. Chaque année en France, 2 % des personnes pratiquant un sport d'hiver (ski et snowboard essentiellement) se blessent, selon les dernières estimations de l'association Médecins de montagne remontant à l'hiver 2011-2012.

 

• Les risques

Environ 7 millions de personnes pratiquent un sport de glisse en France chaque saison. Parmi cette multitude de skieurs et snowboardeurs, 140.000 vont se blesser, plus ou moins gravement. Selon le rapport épidémiologique de l'association Médecins de montagne, qui s'appuie sur un réseau de 60 médecins dans 35 stations françaises, les débutants sont deux fois plus exposés aux accidents que les autres, notamment pendant leurs quatre premiers jours de pratique.

 

• Quelles blessures?

La blessure la plus fréquente sur les pistes est l'entorse du genou. Elle représente 31 % des accidents chez les skieurs. Chez les snowboardeurs, c'est la fracture du poignet qui prévaut (27 %). Ces blessures, moins médiatisées que les traumatismes crâniens, peuvent néanmoins avoir des séquelles gênantes. «Le ski est à l'origine de 12.000 à 14.000 ruptures des ligaments croisés chaque année, rappelle au Figaro le Dr Jean-Baptiste Delay, président de l'association Médecins de Montagne. Cela impose de passer 6 mois sans faire de sport. Souvent, une opération est nécessaire. Le patient peut aussi souffrir à long terme d'arthrose précoce.»

Dans la très grande majorité des cas, les blessés repartent chez eux dans la journée. Toutefois, certains accidents peuvent être très graves. C'est le cas notamment des traumatismes crâniens. Bien qu'ils ne représentent que 3 % des blessures aux sports d'hiver, les risques associés, qui peuvent aller parfois jusqu'à la mort, ont conduit les professionnels de santé à recommander la généralisation du port du casque.

 

• Quelles protections?

Le casque est désormais quasi systématique chez les enfants, qui sont 97 % à le porter, selon le rapport de Médecins de montagne. Son usage est aussi en forte progression chez les ados (72 %), auprès desquels il bénéficie d'un effet de mode lancé par les champions de freeride (ski hors piste). Seuls les adultes sont à la traîne, avec seulement 37 % équipés. «Le port du casque ne réduit pas le nombre de traumatismes crâniens, qui ont tendance à augmenter avec la hausse générale de la vitesse et de la fréquentation des pistes, mais il en réduit la gravité», explique le Dr Delay.

Il est par ailleurs nécessaire de choisir un matériel (skis, planches, chaussures) adapté à son niveau technique, sa taille et son poids. Le réglage des fixations est essentiel pour limiter les risques en cas de chute ou de choc.

Les adeptes du snowboard doivent se protéger les poignets, en évitant les protections destinées au roller qui ne couvrent pas suffisamment l'avant-bas.

 

• Avant de partir:

«Trop de gens oublient que skier est un sport, déplore le Dr Delay. Personne n'aurait l'idée d'entamer un match de tennis le ventre vide, en chaussures de ville ou sans échauffement. Mais sur les pistes, c'est le type de comportement que l'on voit tous les jours!».

Pour éviter l'accident qui gâche les vacances, certaines précautions s'imposent:

- Se préparer physiquement au moins un mois avant le départ. L'exercice idéal: faire «la chaise», le dos appuyé contre un mur, les fesses en suspension, pour faire travailler ses cuisses. Courir régulièrement.

- Vérifiez son contrat d'assurance: les secours sur piste comme en hors piste sont payants.

- S'étirer avant sa journée de ski, en bougeant les épaules et en courant un peu.

- Manger avant de partir et emporter des en-cas et de l'eau. S'arrêter en cas de fatigue, car c'est à ce moment-là que le risque de blessure est le plus élevé.

- Porter des lunettes de soleil de qualité (au moins protection UV 3) et des vêtements adaptés aux conditions climatiques.

- Les enfants sont davantage vulnérables au grand froid. Aussi est-il recommandé de respecter l'échelle suivante: jusqu'à 8-9 ans, pas de sortie prolongée en dessous de 10°C. Jusqu'à 12-13 ans: la limite est à -15°C ; 14-15 ans: - 20°C.

 

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