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Publié par Scientifique

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Quand on a besoin d’uriner de toute urgence plusieurs fois par jour, ce n’est pas normal… Et c’est parfois le signe d’une vessie trop active. Mais il existe des solutions pour mieux la contrôler. Le point avec le Dr Brigitte Fatton, gynécologue à Nîmes.

1. Vessie hyperactive : rarement associée à une maladie

Valérie ne va presque jamais au cinéma alors qu’elle adore ça. « Les rares fois où j’accompagne mes ados, je suis si gênée de devoir me lever pendant le film pour aller aux toilettes que ça me gâche tout le plaisir », regrette-t-elle. Des récits comme celui-là, les médecins en entendent peu, pudeur oblige. Pourtant, près d’une femme sur six souffre de ces envies d’uriner si pressantes ­qu’elles sont quasi impossibles à maîtriser. « Contrairement à ce que l’on pense, l’hyperactivité vésicale (HAV), qu’elle s’accompagne ou non de fuites urinaires, n’est pas l’apanage des femmes qui vieillissent, souligne le Dr Brigitte Fatton, gynécologue. Même si le risque augmente avec les années, 12 % sont des personnes jeunes."

 

Bien que la recherche ait beaucoup progressé dans la compréhension des liens entre vessie et cerveau, les causes restent inconnues dans la majorité des cas : on parle alors d’hyper­activité vésicale idiopathique. Mais des besoins urgents d’uriner peuvent aussi provenir d’une inflammation vésicale (calcul, cystite, polype…) ou d’une maladie neurologique débutante, comme la sclérose en plaques. D’où l’importance de consulter son généraliste, qui pourra au besoin vous orienter vers un urologue ou un gynécologue spécialisé. Selon l’origine du trouble, plusieurs traitements peuvent être proposés.

2. Vessie hyperactive : 6 mois de traitement

Avant toute chose, le médecin va analyser les habitudes alimentaires afin de repérer d’éventuelles erreurs. Mieux vaut, en effet, ne pas boire en trop grande quantité et éviter les excitants comme le thé, le café, le vin ou la bière, qui stimulent inutilement la vessie. On essaie aussi de modifier ses habitudes. L’objectif est de reprendre le contrôle de sa vessie et d’apprendre à uriner quand on le décide. Soit en le faisant à horaires fixes ; soit, de façon plus personnalisée, en augmentant progressivement l’intervalle entre deux mictions, mais aussi le délai entre la perception d’un besoin urgent et son assouvissement.

Ces mesures pourront être complétées par des séances de rééducation du périnée avec un kinésithérapeute. Ou par la prise de médicaments (anticholinergiques) qui empêchent les contractions inopinées du muscle qui entoure la vessie, le détrusor. « Cette prise en charge donne de bons résultats, à condition de faire preuve d’assiduité en acceptant de suivre le traitement pendant au moins six mois, souligne le Dr ­Fatton. Certaines patientes peuvent s’en passer ensuite, d’autres se font accompagner plus longtemps. Mais toutes retrouvent un meilleur confort de vie."

Où s'informer ?

Réalisé avec l’aide de patients et supervisé par quatre experts, un nouveau site répond de manière simple à toutes les questions que l’on se pose sur l’hyperactivité vésicale. Il ne remplace pas une consultation, mais c’est un premier pas avant d’en parler avec son médecin.

 

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