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Publié par Scientifique

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Une équipe internationale de chercheurs affirme avoir découvert des indices de vie, via d'anciennes données de la mission Viking. De sérieux doutes subsistent...

 

La Nasa serait-elle passée à côté de quelque chose lors des missions des sondes Viking envoyées sur Mars au milieu des années soixante-dix ? Une équipe internationale de chercheurs en est convaincue. Ces scientifiques, qui publient les résultats de leurs travaux dans la revue International Journal of Aeronautical and Space Sciences, ont réétudié les données issues des analyses réalisées sur la planète rouge en 1976. Et, selon eux, celles-ci contiendraient, contrairement à ce qui a été affirmé jusqu'alors, des indices de présence de vie sur Mars, plus précisément de microbes, à défaut de petits hommes verts...

 

L'un des auteurs de l'étude n'est autre que Gilbert V. Levin, celui-là même qui réalisa certaines des expériences menées lors du programme Viking. Parmi les tests réalisés, celui qui aurait, selon les auteurs de l'étude, donné un résultat passé inaperçu avait consisté à déposer une goutte de solution nutritive sur un échantillon de sol martien. L'idée était que s'il y avait une activité biologique dans le sol de la planète rouge, les micro-organismes présents métaboliseraient les éléments nutritifs et rejetteraient du méthane et du dioxyde de carbone. Or, lors de l'une des manipulations, il s'est bien passé quelque chose : un pic d'émission suivi d'oscillations journalières. Rien de probant toutefois pour la Nasa qui a répété l'opération sans succès et a conclu à un artefact.

 

Pourtant, les auteurs de l'étude affirment qu'en menant une analyse mathématique complexe sur ces anciennes données ils ont pu discerner des signaux biologiques. Pour eux, il y a bien quelque chose qui interagit avec l'environnement comme un microbe et qui, donc, pourrait en être un... L'équipe insiste également sur des différences régulières dans les émissions qui pourraient être apparentées à un rythme circadien (veille-sommeil). Un autre indice, selon elle, de la présence d'une forme de vie.

Serpent de mer

Reste qu'à part Gilbert V. Levin et les équipes qui, comme Joseph Miller, ont travaillé au fil des années avec lui, la communauté scientifique semble rester sourde à ce message perçu comme un serpent de mer... Sans contester le sérieux de l'étude, Michel Cabane du laboratoire Atmosphères, milieux, observations spatiales (CNRS), qui travaille actuellement sur la mission Curiosity, n'est pas convaincu. Pour lui, les manifestations observées restent dans la marge d'erreur... Et s'il y a bien un cycle diurne, rien n'indique une respiration continue liée à la présence d'un quelconque organisme.

André Brack, directeur de recherche au Centre de biophysique moléculaire du CNRS à Orléans, membre de la Société française d'exobiologie (qui a pour objet l'étude de la vie dans l'Univers), est lui aussi très sceptique. "L'analyse de la complexité mathématique des réactions est menée correctement, mais les contrôles utilisés pour faire apparaître les différences entre inerte et biologique ne sont pas satisfaisants", juge-t-il. "L'explication la plus probable reste la réactivité d'un sol oxydant non vivant", ajoute André Brack.

Cela dit, l'avenir peut encore donner raison à Levin. "Si c'est le cas, le robot Curiosity qui doit se poser sur Mars en août nous le dira", lance Michel Cabane. Suspense...


Regardez cette étonnante animation de la Nasa préfigurant les travaux de la mission Curiosity :

 

 


 


 


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