Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Publié par Scientifique

  

 

Fabien Docet nage entre six et huit heures par jour en traînant son bivouac flottant AVENTURE-ALLIERLO IREO.COM

ENVIRONNEMENT - Le Nazairien Fabien Docet est parti samedi 30 avril de la Haute-Loire. Il souhaite rallier l'estuaire d'ici au mois de juin…

On le surnomme «l’homme-saumon». Comme le célèbre poisson migrateur, Fabien Docet a décidé de gagner l’océan Atlantique à la nage en descendant l’Allier puis la Loire. Agé de 49 ans, ce Nazairien d’origine a entamé son périple inédit samedi midi à Langeac (Haute-Loire) avec l’objectif de rejoindre l’embouchure le 15 juin.

Fabien Docet veut se servir de ce défi pour sensibiliser le public à la protection de la Loire et plus particulièrement à la qualité de l’eau. «Elle est plus propre qu’il y a vingt ans, mais il y a encore des progrès à faire.» L’aventurier regrette qu’aucune collectivité, ni agence de l’eau, n’ait voulu le soutenir. «Leur désintérêt m’a surpris.»

Au total, 900 km à parcourir sans assistance et avec pour seul équipement un masque-tuba, une combinaison, une paire de palmes et du matériel de bivouac qu’il traîne sur un petit radeau gonflable. «J’utiliserai aussi un hydrospeed sur les 150 premiers kilomètres afin de me protéger des obstacles et du manque de profondeur», précise l’ancien architecte devenu «aventurier à plein temps» depuis une traversée à pied du Grand Nord canadien en 2007-2008.

Défi interdit par la loi

«Je cherchais un nouveau défi à accomplir pas trop loin de chez moi. J’ai eu le déclic en me promenant au bord de ce fleuve magnifique, le plus long de France.» «Mauvais nageur» au départ, Fabien s’est entraîné dur pendant un an afin d’être capable d’enchaîner des étapes quotidiennes de 25-30 km. Il s’est préparé aussi aux dangers du milieu. «Il y a les risques de collision et, surtout, les courants de rappel qui vous maintiennent entre deux eaux.» Et puis il y a l’interdiction de baignade, à outrepasser. «J’ai demandé des dérogations, sans succès. Je serai donc dans l’illégalité du début à la fin!»

 

A Nantes Frédéric Brenon

Commenter cet article